Grèce: le FMI débloque deux tranches d'aide gelées depuis des mois

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Le manque de compétitivité est le "défi majeur" de l'économie française et des "réformes d'envergure" doivent être menées pour relancer l'emploi et la croissance, tout en réduisant la dépense publique, estime lundi le FMI au terme de sa mission de surveillance menée en France.
Le manque de compétitivité est le "défi majeur" de l'économie française et des "réformes d'envergure" doivent être menées pour relancer l'emploi et la croissance, tout en réduisant la dépense publique, estime lundi le FMI au terme de sa mission de surveillance menée en France. — Mandel Ngan afp.com

Le FMI a débloqué mercredi deux tranches d'aide à la Grèce, d'un montant total de 3,2 milliards d'euros, qui étaient gelées depuis plusieurs mois en raison de craintes sur la viabilité de la dette abyssale accumulée par Athènes. A l'issue de longs mois de tractations, le Fonds monétaire international était parvenu fin 2012 à un accord avec Athènes et ses partenaires de la troïka (Union européenne et Banque centrale européenne) pour débloquer cette aide vitale pour le pays englué dans la récession.

Le versement effectif de l'aide n'attendait plus que le feu vert du conseil d'administration du Fonds, l'organe représentant ses 188 Etats membres, qui a été annoncé par l'institution de Washington mercredi dans un communiqué. Aux termes du vaste plan de sauvetage accordé à Athènes en mars, le FMI était censé verser en 2012 quatre tranches d'aide, de 1,6 milliard d'euros chacune, à la Grèce pour éviter une banqueroute du pays, à court de liquidités. Mais le Fonds a longtemps gelé ces versements estimant que le programme de réformes réclamé à Athènes par la troïka n'était plus «sur les rails» et que la trajectoire de la dette du pays ne lui paraissait pas «soutenable».

Après d'âpres négociations avec les Européens, le Fonds a renoncé fin novembre à l'objectif d'une dette du pays à 120% de son produit intérieur brut en 2020 et accepté un compromis à 124% à cet horizon, contre environ 170% actuellement. L'institution de Washington avait par ailleurs levé ses dernières réticences mi-décembre après le succès de l'opération de rachat par Athènes d'une partie de sa dette à un tiers de son prix auprès d'investisseurs privés. Le versement de mercredi porte à 4,8 milliards d'euros le montant total déboursé par le Fonds dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce depuis le mois de mars.