Renault: débrayages à Cléon et Sandouville, actions prévues au Mans et à Lardy

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L'annonce par Renault de la suppression de 7.500 emplois a entraîné mercredi des débrayages dans plusieurs usines et tombe mal pour le gouvernement après la signature de l'accord sur la sécurisation de l'emploi et la mise en route des contrats de génération censés lutter contre le chômage.
L'annonce par Renault de la suppression de 7.500 emplois a entraîné mercredi des débrayages dans plusieurs usines et tombe mal pour le gouvernement après la signature de l'accord sur la sécurisation de l'emploi et la mise en route des contrats de génération censés lutter contre le chômage. — Robert Francois afp.com

Des salariés des usines Renault ont procédé à des débrayages sur deux sites mercredi, à Cléon et à Sandouville, à l'appel de la CGT pour protester contre l'annonce de la suppression de 7.500 postes d'ici 2016, selon les chiffres fournis par la direction.

En Seine-Maritime, à Cléon, principal site mécanique de Renault, 162 salariés ont débrayé dans la matinée tandis qu'à Sandouville, où est installée une usine de carrosserie montage, les débrayages ont concerné 153 personnes. Les équipes de l'après-midi devraient débrayer également.

Une action de même type est prévue au Mans (Sarthe) dans la journée, tandis qu'à Renault Lardy (Essonne), les salariés sont appelés à observer une grève d'une heure jeudi dans la matinée, à l'appel de la CGT et de FO, ont indiqué les représentants de ces syndicats. Selon eux, ce site d'ingénierie qui emploie 1.400 salariés devrait être concerné par les suppressions d'emplois à hauteur d'environ 20%.

En revanche, aucune action n'était prévue à Flins (Yvelines), la plus importante des usines de Renault, ni à Douai (Nord).

Confronté à un marché européen en berne, Renault entend passer en trois ans de 44.642 salariés à 37.142, en misant essentiellement sur des départs naturels non renouvelés (5.700).