L'Irlande déterminée à sortir du plan d'aide FMI-UE d'ici fin 2013

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L'Irlande a rempli "toutes ses obligations" auprès de ses créanciers et est prête à sortir du plan d'aide accordé par le FMI et l'UE "d'ici la fin de l'année", a déclaré mercredi son Premier ministre, Enda Kenny.
L'Irlande a rempli "toutes ses obligations" auprès de ses créanciers et est prête à sortir du plan d'aide accordé par le FMI et l'UE "d'ici la fin de l'année", a déclaré mercredi son Premier ministre, Enda Kenny. — Georges Gobet afp.com

L'Irlande a rempli «toutes ses obligations» auprès de ses créanciers et est prête à sortir du plan d'aide accordé par le FMI et l'UE «d'ici la fin de l'année», a déclaré mercredi son Premier ministre, Enda Kenny.

«Nous sommes déterminés à quitter le programme de l'UE et du FMI avant la fin de cette année», a affirmé M. Kenny devant le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg. «Nous avons respecté tous, et j'insiste bien tous, nos engagements conclus avec l'UE et le FMI», s'est-il félicité en notant que l'Irlande «progresse sur la voie de la relance». «L'économie irlandaise a recommencé à croître, nos exportations atteignent des niveaux record et nous contrôlons nos dépenses publiques», a-t-il dit. Les investisseurs internationaux font de nouveau confiance à l'Irlande, a-t-il indiqué.

Certes, a admis le chef du gouvernement irlandais, l'économie du pays celtique «reste fragile». «Mais, a-t-il ajouté, je suis convaincu que 2013 sera l'année où l'Irlande quittera ce programme d'aide». L'Irlande a conclu en novembre 2010 un plan d'aide de 85 milliards d'euros avec la troïka, - Fonds monétaire international (FMI), Union européenne et BCE -, alors que le pays, plombé par son secteur bancaire, connaissait une grave crise économique.

Saluée depuis pour ses progrès, l'Irlande a désormais pour ambition d'être le premier pays de la zone euro à sortir de ce plan d'aide en 2013, avant la Grèce et le Portugal. M. Kenny a indiqué par ailleurs que la lutte contre le chômage des jeunes constituera l'un des priorités de la présidence irlandaise de l'UE pour les six prochains mois. L'Irlande affiche un taux de chômage de 14,6%, le double chez les jeunes, et une dette autour de 120% du PIB. Le nombre de chômeurs dans l'UE est «inacceptable», a reconnu M. Kenny.