Le gouvernement fait de 2013 l'année de l'emploi

POLITIQUE Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fixé sa feuille de route ce jeudi à l'occasion du premier Conseil des ministres de la nouvelle année...

Claire Planchard

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Jean-Marc Ayrault à la sortie du Conseil des ministres le 3 janvier 2012.
Jean-Marc Ayrault à la sortie du Conseil des ministres le 3 janvier 2012. — WITT/SIPA

«Inverser la courbe du chômage qui augmente depuis deux ans d’ici la fin de l’année 2013»: c’est la priorité numéro 1 du gouvernement une nouvelle fois affichée jeudi par Jean-Marc Ayrault, lors de la présentation des voeux du Gouvernement au Président de la République.

«Quinze projets de loi» annoncés

Pour y parvenir, en plus des réformes déjà sur les rails (emplois d’avenir, contrat de génération, Banque publique d’investissement, loi bancaire, Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi), d’autres grands chantiers seront ouverts dès le début de l’année: la refondation de l’école, la transition énergétique, la nouvelle étape de la décentralisation, le logement ou encore la réforme de l’action publique.

«Pas moins de 15 projets de loi seront déposés au cours de l’année», pour remettre la France sur le chemin de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi a précisé Jean-Marc Ayrault à la sortie du conseil des ministres.

«La responsabilité des membres du gouvernement n’est pas seulement de préparer des textes: c’est aussi de les faire appliquer et d’en expliquer le sens à nos concitoyens. Notre opiniâtreté, malgré certains contretemps, demeure intacte», a indiqué le chef du gouvernement.

Mobilisation générale dès janvier

En signe de cette détermination affichée, le mois de janvier démarrera sur les chapeaux de roue. Dès vendredi, un premier «séminaire de travail», réunira à l'Elysée quelques membres du gouvernement sur le thème de «la situation économique et l'emploi». Puis, jeudi et vendredi 10 et 11 janvier, se tiendra le dernier round pour la négociation entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l’emploi. Lancée en octobre à la demande du gouvernement, elle doit aboutir un «accord historique» «gagnant-gagnant» permettant de concilier sécurité pour les salariés et flexibilité pour l’employeur. Faute de quoi, le ministre du Travail Michel Sapin a d’ores et déjà menacé de légiférer.

Alors que les nouveaux emplois d’avenir destinés aux jeunes sans qualification viennent d’entrer  en vigueur ce 1er janvier, les députés se pencheront dès mardi 15 janvier, pour la première séance de l’Assemblée de l’année, sur le projet de loi sur les contrats génération. Objectif: appliquer dès le mois d’avril, cette mesure phare de la campagne de François Hollande visant à lier les aides à l’embauche de jeunes au maintien dans l’emploi de seniors.

Enfin alors que le «crédit d’impôt compétitivité emploi» adopté en toute hâte à la fin de l’année, doit donner dès début 2013 un «ballon d’oxygène» dans les plans d’investissements entreprises françaises, les parlementaires se pencheront en ce début d’année aux critères d’octroi de ces 20 milliards d’euros d’aides aux entreprises. Objectif: s’assurer qu’elles profitent à l’embauche ou à la formation plutôt qu’à la majoration des dividendes versés aux actionnaires. 

Un vaste programme, dont le chef du gouvernement a prévu d’évaluer les premiers effets dès le printemps: en avril, un séminaire gouvernemental sera réuni «pour dresser un premier bilan du "pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi".»