Le fabricant des peluches «Maya l'abeille» et «Hello Kitty» en dépôt de bilan

ENTREPRISE Selon les informations de France Bleu Maine, le groupe Jemini, spécialiste des produits sous licence pour enfants, est en situation de cessation de paiement et a décidé de déposer le bilan...

C.P. avec AFP

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Jemini détient notamment en France la licence Hello Kitty.
Jemini détient notamment en France la licence Hello Kitty. — MEIGNEUX/SIPA

Triste Noël pour les salariés du groupe Jemini implanté à Ecommoy (Sarthe). Selon France Bleu Maine, le concepteur et fabricants de peluches et de figurines à l'effigie de Hello Kitty, Lapins Crétins, Maya l'abeille, Spiderman, Tintin, Barbapapa ou encore Les Schtroumpfs… pourrait ne pas passer les fêtes de fin d’année.

«La situation de Jemini est bel et bien catastrophique (…) après avoir été obligé de brader ses peluches, après avoir poussé vers la sortie certains de ses salariés, le groupe est cessation de paiement. Il vient de déposer le bilan auprès du tribunal de commerce de Paris», assure la radio locale.

Des ventes touchées de plein fouet par la crise

Son mariage, il y a deux ans, avec l'importateur de vaisselle pour enfants SPEL CTC serait à l’origine de ces difficultés. Le 25 octobre, Patrick Abessira, président et membre du directoire du groupe, avait annoncé sa démission à la suite de pertes enregistrées en 2012, entraînant une suspension de la cotation du groupe en Bourse.

«A l'instar des entreprises de son secteur, les ventes de Groupe Jemini sont notablement affectées par la crise qui n'épargne plus le secteur des produits pour enfants», indiquait le groupe dans un communiqué fin octobre. Celui-ci précisait que par conséquent, le groupe devait annoncer un chiffre d'affaires en baisse de 19% pour le premier semestre 2012 (-34% à périmètre constant) à 11,1 millions d'euros.

Décision du tribunal attendue le 8 janvier

Selon France Bleu Maine, les 60 personnes qui travaillent sur le site sarthois seront fixées sur leur sort lors d'une audience au tribunal de commerce de Paris le 8 janvier. Toujours selon la radio, des concurrents sont déjà intéressés pour reprendre les licences détenues par Jemini.  

Contactés par l'AFP ni le tribunal, ni la société -à Paris ou dans la Sarthe- n'étaient joignables ce lundi pour confirmer l’information.