BCE: les réformes restent urgentes malgré l'accalmie financière

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Les réformes de l'Union économique et monétaire demeurent urgentes malgré l'accalmie sur les marchés financiers, a estimé Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).
Les réformes de l'Union économique et monétaire demeurent urgentes malgré l'accalmie sur les marchés financiers, a estimé Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). — Daniel Roland afp.com

Les réformes de l'Union économique et monétaire demeurent urgentes malgré l'accalmie sur les marchés financiers, a estimé Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

"Il est essentiel que le calme apparent sur les marchés financiers ne détourne pas de la nécessité urgente de résoudre les défis fondamentaux de la zone euro", a-t-il déclaré lors d'un discours mardi soir, dont la teneur était publiable mercredi à 11h00 GMT.

"Mettre en place une véritable union budgétaire et une union économique plus forte doivent être nos priorités en 2013", a-t-il ajouté.

M. Asmussen a ainsi jugé que l'application du traité budgétaire comme prévu et l'adoption du "two pack" (deux projets de règlements visant à réformer le Pacte européen de stabilité et de croissance, ndlr) étaient "essentiels pour renforcer le cadre budgétaire" de la zone euro.

"Nous ne devons pas saper cela en rouvrant les discussions sur les +bons+ et les +mauvais+ déficits et argumenter pour des exemptions pour l'investissemnt public", a-t-il dit, soulignant que tous les déficits étaient financés sur les marchés et accroissaient la dette publique. "Or c'est l'opposé de ce dont nous avons besoin l'an prochain".

Avouant qu'il aurait souhaité que le résultat du sommet européen la semaine dernière à Bruxelles "soit plus ambitieux", il a estimé qu'à plus long terme "notre objectif est une situation où le fonctionnement de la zone euro ne soit pas affecté par des événements dans des pays individuels, car la souveraineté serait partagée et exercée par des institutions communes fortes, des institutions dont l'horizon est à plus long terme que la politique".

Une évolution qui pourrait permettre d'éviter les soubresauts des marchés à chaque nouvelle considérée comme mauvaise venue d'un Etat membre. A titre d'exemple, "il est instructif de noter comme les marchés ont peu réagi au débat sur +le mur budgétaire+ aux Etats-Unis alors qu'ils ont été secoués par la perspective d'élections plus tôt que prévu en Italie", a ajouté M. Asmussen.

Vendredi, les chefs d'Etat et de gouvernement européens se sont séparés au terme de neuf heures de discussion, en reportant les grandes décisions sur la poursuite de l'intégration européenne après les élections allemandes de 2013 et les élections européennes de 2014.