Le gouvernement veut dégraisser

REFORME Le Premier ministre a présenté mardi son programme pour moderniser l'action publique...

Céline Boff

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Réformer l'Etat pour dépenser moins et mieux. C'était l'objectif de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), menée sous l'ère Sarkozy. C'est maintenant celui de la Modernisation de l'action publique (MAP), lancée mardi par le gouvernement Ayrault. La différence ? D'après le Premier ministre, le programme n'obéira pas à une simple «logique comptable». Rappelons que la principale règle de la RGPP était le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans la fonction publique d'Etat

Cent commissions supprimées

Cette fois-ci, le gouvernement veut agir dans la concertation. Mais n'épargner personne : les collectivités locales, les organismes de protection sociale et les agences seront aussi concernés. Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs déjà annoncé la suppression «immédiate» de 100 des 600 commissions consultatives rattachées aux ministères, «dont l'utilité n'est pas du tout démontrée». Mais avant de couper dans les dépenses, le gouvernement veut évaluer la qualité des politiques publiques. Quarante d'entre elles seront analysées dès 2013, notamment les aides aux entreprises, celles à la famille ou encore la sécurité routière. Autre ambition du gouvernement : passer à l'e-administration, c'est-à-dire l'accès aux services publics en ligne.

S'il veut une action publique plus efficace, Jean-Marc Ayrault veut surtout tenir ses objectifs en termes de réduction de déficit et contenir la hausse des dépenses à 0, 5 % par an. Contre 1 % sous Nicolas Sarkozy. Il va aussi lui falloir se pencher sur le financement des retraites.