Lakshmi Mittal «aime l'acier»

INDUSTRIE Le patron d'ArcelorMittal analyse l'évolution du secteur dans une intervew au Wall Street Journal, où il estime notamment que les changements causés par la crise financière de 2008 sont «permanents»...

avec AFP

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Le PDG du groupe ArcelorMittal Lakshmi Mittal a estimé lundi que les changements causés par la crise financière de 2008 étaient "permanents" et non "cycliques", mais a souligné que l'acier continuera à jouer un rôle très important dans l'industrie à l'avenir.
Le PDG du groupe ArcelorMittal Lakshmi Mittal a estimé lundi que les changements causés par la crise financière de 2008 étaient "permanents" et non "cycliques", mais a souligné que l'acier continuera à jouer un rôle très important dans l'industrie à l'avenir. — Leon Neal afp.com

«Lorsque la crise financière a surgi en 2008, nous pensions que les changements étaient cycliques et, maintenant, nous réalisons qu'ils sont permanents», a déclaré Lakshmi Mittal dans un entretien au Wall Street Journal.

 «J'aime l'acier»

«Par conséquent, nous allons désormais nous concentrer sur la construction d'un groupe fort et adapté aux réalités économiques, plutôt que sur la croissance» de nos revenus, a-t-il précisé au quotidien économique.

«Il y a des changements dans l'environnement économique, mais l'acier est important et il effectuera toujours un retour», a affirmé le PDG, se laissant aller à une déclaration: «J'aime l'acier».

Déceptions en Inde

Le PDG  a par ailleurs expliqué que l'objectif du groupe dans les cinq prochaines années était de «maintenir sa part de marché dans tous les secteurs où il est présent», sans effectuer de fusions ou d'acquisitions de grande envergure. Mais «nous examinerons de petites opérations si elles font sens».

En ce qui concerne l'Inde, patrie d'origine du leader mondial de l'acier sur laquelle il nourrissait de grandes ambitions, Lakshmi Mittal a confié: «Nous pensions que l'Inde allait croître et que nous participerions à cette croissance».

«Mais nous n'avons enregistré aucun progrès», a-t-il relevé, précisant au sujet des trois projets en cours actuellement en Inde que le groupe «est toujours dans le processus d'acquisition des terres, avec l'obtention d'une seule des 400 autorisations nécessaires».