Bruxelles se penche sur le tourisme médical

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Les malades peuvent circuler librement en Europe. Mais avec quelle Sécu ? C'est sur ce dossier épineux que la Commission européenne doit se pencher ce matin. En 1971, le règlement 1408/71 a posé des règles simples. Tout Européen est assuré là où il travaille. Et s'il voyage, il est traité comme les locaux. Ainsi, un Français en vacances en Espagne est pris en charge comme un Espagnol, en présentant sa carte européenne d'assurance-maladie (valable un an, à demander à la Sécu). Mais récemment, la Cour européenne de justice a autorisé les patients à bénéficier de leur propre régime dans un autre pays. Par exemple, un Anglais peut prétendre aux tarifs « Sécu » britanniques pour une visite chez un médecin français.

Du coup, une certaine confusion règne. A côté de la voie « classique » du règlement, le « tourisme médical » a fait son apparition. Il concernerait aujourd'hui 1 % des patients. Ceux-ci avancent l'argent, puis se font rembourser comme s'ils avaient été soignés chez eux. Avec une limite : il faut une autorisation pour les soins hospitaliers. Mais « il s'agit surtout de grands malades, en quête d'un soin urgent, voire qui n'existe pas chez eux », relativisait hier le ministère de la Santé.

Angeline Benoit

La mobilité des professionnels de la santé pourrait aussi être concernée par le futur texte. C'est une des questions du débat et de la consultation à venir de tous les intéressés, a indiqué hier la Commission.