Union bancaire: Angela Merkel se réjouit de l'accord trouvé

Avec Reuters

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La chancelière allemande Angela Merkel a salué jeudi l'accord trouvé par les ministres des Finances de l'Union européenne sur l'octroi à la Banque centrale européenne de nouvelles compétences de supervision bancaires et souligné que les principales exigences présentées par l'Allemagne avaient été validées. «On ne peut souligner assez l'importance de cet accord (...) Nous sommes parvenus à faire accepter les principales demandes de l'Allemagne», a-t-elle déclaré devant le Bundestag.

Les Vingt-Sept se sont accordés jeudi, au petit matin, sur les modalités d'un mécanisme de supervision des banques de la zone euro sous l'égide de la BCE, première étape vers une union bancaire. «Il y a une séparation claire entre les compétences de politique monétaire et celles de supervision bancaire», a-t-elle souligné. L'Allemagne craignait un éventuel conflit de compétences entre les deux rôles de la BCE.

Création d'un comité de médiation

L'accord annoncé jeudi prévoit la création d'un comité de médiation chargé de trancher les litiges qui pourraient survenir avec les superviseurs nationaux. Berlin souhaitait également conserver un rôle primordial dans la supervision de ses caisses d'épargne et banques coopératives, d'envergure limitée. La plupart d'entre elles ne seront effectivement pas surveillées directement par la BCE.

Le nouveau système doit entrer en vigueur le 1er mars 2014, après des discussions avec le parlement européen. Angela Merkel a par ailleurs salué les efforts réformistes entrepris par la Grèce et a dit s'attendre à ce que les ministres de la zone euro valident jeudi le versement d'une nouvelle tranche d'aide à Athènes. Le ministre des Finances Pierre Moscovici a dit que les conditions étaient réunies pour ce faire.

Elle a jugé que la zone euro ressortirait renforcée de la crise de la dette mais aussi qu'il fallait faire preuve d'un certain courage politique pour appliquer les rigoureuses mesures budgétaires et structurelles censées remettre l'économie de la zone euro sur les rails. «C'est la grande mission de notre époque», a-t-elle dit.