Semaine cruciale pour Suez et GDF

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Le compte à rebours a commencé pour la fusion entre les géants de l'énergie Suez et Gaz de France (GDF). Vendredi, les deux entreprises ont envoyé à la Commission européenne une lettre expliquant pourquoi leur projet respecte la concurrence sur le marché européen. Elles ont jusqu'à mercredi pour proposer des solutions concrètes, en renonçant à certaines activités, par exemple. Dans l'état, leur mariage est contesté par Bruxelles, qui estime que le nouvel acteur, nº 1 européen du gaz et nº 5 de l'électricité, sera dominant en France et en Belgique.

Jeudi, l'Assemblée nationale entamera l'examen du projet de loi qui ouvrira la voie à la privatisation de GDF. En effet, ce texte autorisera l'Etat à descendre à 34 % du capital. Sa part, aujourd'hui de 80 %, sera automatiquement réduite dans Suez-GDF. Mais si les députés UMP semblent résignés, il en va autrement de l'opposition, qui a déposé quelque 100 000 amendements. La bataille doit durer jusqu'au 22 septembre. Sur le front européen, elle se poursuivra jusqu'au 25 octobre, date à laquelle Bruxelles donnera sa réponse définitive. Entre-temps, les fiancés comptent négocier ferme pour ne pas laisser trop de plumes.

Angeline Benoit (avec AFP)

A l'opposé de la CFDT, la CGT et FO sont déterminés à faire échouer la fusion. Après le mariage symbolique de GDF et EDF, vendredi, les organisations préparent une journée d'action, le 12 septembre.