PSA: Des salariés pénètrent dans un site de Poissy et causent quelques dégâts

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PSA envisage de supprimer 700 postes sur le site de Poissy (Yvelines), sur les 8.000 prévues en France, a-t-on appris vendredi auprès de la direction et de sources syndicales.
PSA envisage de supprimer 700 postes sur le site de Poissy (Yvelines), sur les 8.000 prévues en France, a-t-on appris vendredi auprès de la direction et de sources syndicales. — Thomas Samson afp.com

Des salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant «pots de fleurs et tableaux d'affichage» pour manifester leur «colère»,  après l'annonce de 1.500 suppressions de postes supplémentaires d'ici à mi-2014, selon des sources syndicales.

«Plusieurs dizaines de salariés surtout d'Aulnay sont entrés dans le pôle d'Aulnay, quelques pots de fleurs et tableaux d'affichage ont été renversés, voilà c'est un mouvement de colère des salariés», a rapporté à l'AFP Philippe Julien, de la CGT Aulnay.

«Les négociations sont au point zéro. Le dialogue social chez PSA, c'est de nous envoyer au Pôle emploi sans rien», dénonce-t-il.

Un salarié PSA raconte, lui, sous le couvert de l'anonymat, que des manifestants «ont détruit des ordinateurs et des tableaux, ont tout broyé sur leur passage».

«La réelle casse, c'est celle de l'emploi»

«La réelle casse, c'est celle de l'emploi: après 8.000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1.500. On est là pour dire qu'on est en colère», commente Jacques Salfati, délégué CGT.

Entre «300 à 400 personnes» travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée, selon des délégués CGT, syndicat qui appelait à la mobilisation, et faisaient brûler des pneus.

«La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d'une minorité non représentative de l'ensemble des salariés», a réagi un porte-parole de PSA.

Une réunion de négociation sur le plan social, prévue à 13H00 sur le site de Poissy a été suspendue et reportée au 20 décembre, «le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte», a-t-il fait savoir.

Concernant le plan de 8.000 suppressions de postes, «il est inchangé», a insisté le porte-parole, faisant valoir que le chiffre de 1.500 supplémentaires entre mi-2012 et mi-2014 concerne des départs naturels.