L'Algérie, sauveur de PSA Peugeot Citroën?

AUTOMOBILE François Hollande pourrait évoquer une entrée d'Alger dans le capital du constructeur, confirmant une information révélée mercredi par LaTribune.fr...

Claire Planchard (avec Reuters)

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Le siège social de PSA Peugeot Citroën à Paris le 12 juillet 2012.
Le siège social de PSA Peugeot Citroën à Paris le 12 juillet 2012. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Dernière minute: Jean-Pierre Raffarin, l'envoyé spécial du président François Hollande pour les relations économiques entre la France et l'Algérie, a démenti sur twitter mercredi en début d'après-midi avoir évoqué le dossier PSA avec les autorités algérienne, comme le rapporte LaTribune.fr.

 

La rumeur prend de l’ampleur. Mercredi matin, le site latribune.fr révélait que l'idée d'une participation algérienne au capital de PSA avait été évoquée lors de la visite de l'envoyé spécial du président François Hollande pour les relations économiques entre les deux pays, Jean-Pierre Raffarin, lors de sa visite à Alger fin novembre.

Désormais c’est François Hollande qui pourrait aborder le sujet lors de sa visite d'Etat en Algérie prévue les 19 et 20 décembre. «Ça peut être évoqué», a indiqué mercredi à Reuters une source diplomatique française.

Vers 11h30, l'action PSA était en tête du SBF 120 et gagnait 6,17% à 5,23 euros tandis que l'indice était stable (-0,09%).

Le groupe PSA qui a entamé mardi soir les négociations de son plan de restructuration n’a souhaité faire «aucun commentaire sur cette nouvelle rumeur», selon un porte-parole de PSA cité par Reuters.

Un marché  algérien convoité

Le groupe a perdu 200 millions d'euros en cash par mois entre l'été 2011 et l'été dernier, conséquence d'une chute des ventes de voitures en Europe du Sud, et peine à financer sa stratégie de développement international et de montée en gamme. En février, il a conclu une alliance avec General Motors, moyennant une entrée du constructeur américain dans son capital.

Avec 225.000 voitures vendues au premier semestre, le marché automobile algérien a connu une forte croissance de plus de 46% et aiguise les appétits de tous les grands constructeurs automobiles.

Le concurrent Renault, qui y détient une part de marché de 28%, aimerait consolider sa position en construisant une usine en Algérie, mais les discussions avec les autorités algériennes n'ont toujours pas abouti.