Petroplus: Arrêt progressif de la raffinerie de Petit-Couronne

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Le fonds libyen d'investissement a démenti lundi toute "intention" d'investir dans la raffinerie de pétrole française en liquidation Petroplus de Petit-Couronne (nord-ouest), a indiqué l'agence libyenne Lana, citant un communiqué du fonds.
Le fonds libyen d'investissement a démenti lundi toute "intention" d'investir dans la raffinerie de pétrole française en liquidation Petroplus de Petit-Couronne (nord-ouest), a indiqué l'agence libyenne Lana, citant un communiqué du fonds. — Charly Triballeau afp.com

Les manoeuvres d'arrêt de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, rendues nécessaires avec la fin du contrat de six mois avec Shell qui expire samedi, vont commencer jeudi, a-t-on appris ce mercredi de source syndicale.

«La direction a lancé les procédures d'arrêt qui commenceront jeudi et dureront une dizaine de jours, le temps de bien mettre en sécurité les installations», a indiqué Yvon Scornet, porte parole de l'Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC. Selon ce syndicaliste, le gouvernement avait obtenu de Shell une prolongation jusqu'au 7 janvier de ce contrat qui expire samedi. «Mais ce délai de trois semaines a été jugé trop court pour permettre à un repreneur de prendre la suite sans interruption de la production», a précisé Yvon Scornet.

Poursuite des discussions

Les discussions se poursuivent ce mercredi pour trouver un repreneur alors que la date ultime de dépôt des offres a été fixée au 5 février par le tribunal de commerce de Rouen. «Si le repreneur doit être irakien, il sera irakien. S'il doit être iranien, il sera iranien car, pour nous , il n'est pas question d'aller à la fermeture», a affirmé Yvon Scornet.

Le groupe NetOil, dont le siège est à Dubaï, a déposé une offre qui est jugée «incomplète» en l'état par le tribunal. Six autres sociétés ont manifesté leur intérêt pour une reprise éventuelle: le fonds d'Etat libyen, Alafandi Petroleum Groupe (APG), basé à Hong Kong, l'Irakien Jabs Gulf Energy Ltd, l'Iranien Tadbir Energy Development Group, ainsi que les Suisses Activapro AG et Terrae International. La raffinerie, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère suisse et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre.