Le Concorde n’a plus sa place dans le budget d’Air France

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Le 31 mai, à 17 h 45, lorsqu’il atterrira à Roissy, le Concorde mettra fin à vingt-sept ans de légende. C’est en effet avec ce vol qu’Air France achèvera l’exploitation commerciale du supersonique franco-britannique. Six mois plus tard, British Airways fera de même. Hier matin, seuls 12 passagers ont embarqué pour New York. L’appareil comptait 92 sièges. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le taux de remplissage des vols transatlantiques s’est effondré, passant, en moyenne, de 60 % à 20 %. La clientèle américaine, représentant jusque-là la moitié des passagers, s’est évaporée. Et la crise boursière contraint les golden boys pressés à se serrer la ceinture. La légende a également été tragiquement ternie. Le 25 juillet 2000, un Concorde s’écrase à Gonesse, quelques minutes après son décollage. Bilan : 113 morts. Quinze mois plus tard, les appareils reprennent leur vols. En enchaînant les ratés, de la panne d’un des moteurs au-dessus de l’Atlantique à la perte d’une gouverne en plein vol. La guerre a finalement convaincu Air France et British Airways de tourner la page. Une décision qui permettra à la compagnie française d’économiser de 30 à 50 millions d’euros par an.