Le Portugal rejette l'idée d'un accord semblable à celui de la Grèce

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Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a exclu pour son pays un accord semblable à celui obtenu récemment par la Grèce, dans la mesure où le Portugal, sous assistance financière, respecte les objectifs fixés par ses créanciers.
Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a exclu pour son pays un accord semblable à celui obtenu récemment par la Grèce, dans la mesure où le Portugal, sous assistance financière, respecte les objectifs fixés par ses créanciers. — Miguel Riopa afp.com

Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a exclu pour son pays un accord semblable à celui obtenu récemment par la Grèce, dans la mesure où le Portugal, sous assistance financière, respecte les objectifs fixés par ses créanciers.

"Le Portugal ne demande pas un traitement identique à celui de la Grèce", a dit M. Passos Coelho, dont la déclaration, faite lors d'un visite au Cap Vert, est rapportée mardi par les médias portugais.

La zone euro, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne sont parvenus la semaine dernière à un accord sur les moyens de réduire la dette grecque et sur le versement d'une aide financière, vitale pour le pays.

"La Grèce a vécu des moments très difficiles tout au long de plus de cinq mois de négociations qui ont permis de débloquer un appui financier. Je ne souhaite pas pour le Portugal le même type de négociation", a ajouté M. Passos Coelho.

Le Portugal, sous assistance financière internationale depuis mai 2011, met en oeuvre un strict programme de réformes et d'austérité pour assainir ses finances et regagner la confiance des marchés.

"Notre retour sur les marchés et la normalisation du financement pour les entreprises portugaises se construit graduellement et c'est un motif d'orgueil et d'espoir pour les Portugais", a dit le Premier ministre.

Le Portugal a obtenu à la mi-novembre de la "troïka" (UE-FMI-BCE), représentant ses bailleurs de fonds, un satisfecit pour la mise en oeuvre du plan de sauvetage, ouvrant la voie au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 2,5 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros.

"Nous ne voulons pas un traitement et une solution identique à celle de la Grèce dans la mesure où notre situation n'est pas identique à celle de la Grèce", a insisté M. Passos Coelho.

Toutefois, au moment de l'accord sur la Grèce le ministre portugais des Finances, Vitor Gaspar, avait estimé que le Portugal, au même titre que l'Irlande, pourrait bénéficier "en accord avec le principe d'égalité de traitement adopté au sommet de la zone euro en juillet 2011, des conditions prévues dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité financière".

M. Gaspar, qui participait la veille à Bruxelles à une réunion des ministres des Finances de la zone euro, a néanmoins souligné lui aussi, selon la presse portugaise, que "le Portugal n'est pas la Grèce", dont le cas est "unique".