Crédits immobiliers: Le taux moyen baisse à 3,31%, vers le record

AFP

— 

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers en France se sont établis en moyenne à 3,60% en juin, contre 3,95% en février, retrouvant ainsi le niveau auquel ils étaient en février 2011, selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée mardi.
Les taux d'intérêt des crédits immobiliers en France se sont établis en moyenne à 3,60% en juin, contre 3,95% en février, retrouvant ainsi le niveau auquel ils étaient en février 2011, selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée mardi. — Philippe Huguen afp.com

En novembre, «les taux des prêts du secteur concurrentiel sur l'ensemble du marché se sont établis à 3,31% en moyenne», selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée mardi. Le taux moyen était de 3,37% en octobre 2012.

Proche du record de 2010

Crédit Logement, l'organe central de garantie des prêts pour le logement, a relevé que le taux moyen a ainsi reculé de 64 points de base depuis mars et a «pratiquement» rejoint le plus bas de novembre 2010 (3,25%).

Cette baisse des taux a bénéficié plus fortement au marché de l'ancien (3,26% en novembre, contre 3,97% en février) et de manière moins prononcée à celui du neuf (3,34%, contre 3,93% en février).

La part de la production réalisée à taux variable a poursuivi sa remontée, ressortant à 8% en novembre, contre 5,8% au troisième trimestre de cette année.

Stabilisation des durées

La durée des prêts souscrits en novembre a été de 208 mois.

Après un «recul brutal» de 214 mois début 2011 à 200 mois en avril 2012, les durées se sont partiellement allongées «dès la fin du printemps et elles semblent maintenant stabilisées».

Dans l'ancien, la durée moyenne est de 217 mois depuis avril (226 mois en 2011) et dans le neuf, elle est de 226 mois en moyenne depuis avril (233 en moyenne en 2011).

Forte contration du marché

«Sur un marché en forte baisse et en pleine mutation, l'apport personnel progresse maintenant moins vite que par le passé (+7,8% en 2012, après +9,7% en 2011)» du fait d'un retrait des ménages modestes et de la prudence des emprunteurs, a expliqué l'Observatoire.

«Malgré la volonté des établissements de crédit de soutenir les marchés immobiliers en proposant des taux très attractifs, le recul de la production constaté sur le 1er semestre 2012 a été de 33,1% en glissement annuel» et de 24,3% au troisième trimestre en glissement annuel.

Depuis le début de 2012, la contraction du marché «reste forte» avec un recul de 32,6% par rapport à fin novembre 2011.