Un « mini-Kerviel » passe à la caisse

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Un air de déjà-vu... toutes proportions gardées. Hier, un procès pour perte de trading s'est ouvert à Paris, la deuxième affaire de ce type jugée en France après celle de l'ex-trader de la Société générale, Jérôme Kerviel. Boris Picano-Nacci, 37 ans, a été arrêté en 2008 après une plainte de la Caisse nationale des caisses d'épargne et de prévoyance (CNCE), qui fait aujourd'hui partie de Groupe BPCE, rapprochement des Banques populaires et de Caisse d'Epargne. Le trader aurait misé secrètement sur le marché des produits dérivés. Il en a lui-même informé ses supérieurs le 10 octobre 2008, avant que ses positions ne soient dénouées sept jours plus tard, produisant la perte de 751 millions d'euros.
Pour sa défense, Boris Picano-Nacci a déclaré que ses opérations avaient été approuvées par sa hiérarchie. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison ferme et l'imputation éventuelle de la totalité du préjudice, c'est-à-dire l'obligation de le rembourser dans la mesure de ses moyens, comme Jérôme Kerviel.