SFR engage un plan de départs

TELECOMS La bataille des chiffres a commencé chez SFR. Mercredi matin, la direction a détaillé en comité central d'entreprise le plan de départs volontaires et de mobilité interne annoncé en juillet. Officielle...

C.P.
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Une boutique SFR à Nice en octobre.
Une boutique SFR à Nice en octobre. — E. GAILLARD / REUTERS

La bataille des chiffres a commencé chez SFR. Mercredi matin, la direction a détaillé en comité central d'entreprise le plan de départs volontaires et de mobilité interne annoncé en juillet. Officiellement, elle prévoit 1 123 suppressions et de 267 créations de postes. Des chiffres contestés par les syndicats.

Doutes sur les postes créés
« En réalité, si on ajoute les mobilités entre sites, on arrive à un total de 1 387 postes touchés car peu de salariés accepteront de travailler à l'autre bout de la France », souligne Olivier Lelong, délégué central CFDT. Il doute par ailleurs de la mise en œuvre des créations de poste annoncées. « Dans le précédent plan, 60 seulement ont été créés sur les 350 promis », rappelle-t-il. A la CGT, on souligne d'ailleurs que 20 postes ont déjà été ouverts sans être pourvus. Dans le détail, tous les sites de SFR sont concernés par ces baisses d'effectifs. Mais deux directions sont particulièrement visées: « les réseaux et systèmes d'information, et les services grand public», précise Olivier Lelong.
La direction a annoncé dans un communiqué une réunion le 3 décembre « pour négocier les conditions d'accompagnement des collaborateurs ». Une méthode jugée «cavalière» par les partenaires sociaux, qui entendent bien d'abord combattre le fond du projet de réorganisation dévoilé par la direction. « Free est une excuse. Dans leur façon d'aborder le sujet, de se focaliser sur les marges et non l'innovation, il est clair qu'on est à vendre », souligne la CFDT.