SFR veut supprimer 856 postes

TELECOM L’opérateur de téléphonie mobile doit détailler mercredi matin le plan de départs volontaires annoncé cet été dans le cadre d’une vaste réorganisation…

C.P. avec agences

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SFR et Free seraient en train d'étudier un rapprochement
SFR et Free seraient en train d'étudier un rapprochement — GILE MICHEL/SIPA

L'opérateur SFR, filiale de Vivendi, a annoncé mercredi avoir engagé des négociations avec les organisations syndicales sur un plan de mobilité interne et de départs volontaires portant sur 1.123 emplois qui sera en partie compensé par 267 créations de postes.

Environ 10% des effectifs concernés

Des chiffres en phase avec les estimations avancées ces derniers jours par plusieurs syndicats et inférieurs aux 2.000 suppressions de postes évoquées en juillet.  Le plan concerne ainsi environ 10% des effectifs du groupe qui quelque 10.000 salariés.

La direction doit dévoiler le contenu du plan de réorganisation lors d'un comité central d'entreprise organisé ce matin au siège administratif de la société à La Défense.

«Ce plan de transformation vise à maintenir les investissements de SFR dans les infrastructures très haut débit et à permettre de disposer d'une organisation performante capable d'apporter à l'ensemble des clients une large gamme de services toujours plus compétitifs et innovants», explique la société dans un communiqué.

Réagir à l'arrivée de Free

Le groupe avait annoncé en juillet son intention de lancer un tel plan pour réagir à la concurrence sur le marché de la téléphonie mobile, marqué notamment par l'arrivée de Free en janvier.

Dans la foulée de l'arrivée de ce quatrième opérateur, les deux autres opérateurs historiques, Bouygues Telecom et France Télécom-Orange, ont également annoncé des mesures sur l'emploi. Le premier a annoncé un plan de départs volontaires concernant 556 postes tandis que France Télécom va également supprimer des postes via des départs non remplacés.