L'avenir s'assombrit pour le secteur du logement neuf

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L'avenir s'assombrit pour le secteur du logement neuf avec une chute, annoncée mardi, de près de 25% des ventes des promoteurs au troisième trimestre et un plongeon de 20% des permis de construire en octobre, signe que l'année 2013 ne sera pas meilleure par rapport à 2012.
L'avenir s'assombrit pour le secteur du logement neuf avec une chute, annoncée mardi, de près de 25% des ventes des promoteurs au troisième trimestre et un plongeon de 20% des permis de construire en octobre, signe que l'année 2013 ne sera pas meilleure par rapport à 2012. — Philippe Huguen afp.com

L'avenir s'assombrit pour le secteur du logement neuf avec une chute, annoncée mardi, de près de 25% des ventes des promoteurs au troisième trimestre et un plongeon de 20% des permis de construire en octobre, signe que l'année 2013 ne sera pas meilleure par rapport à 2012.

«Désormais la question est de savoir si 2014 verra une reprise», affirme Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest et spécialiste du secteur, interrogé par l'AFP.

L'objecti de 500.000 logements neufs/an s'éloigne

Les chiffres publiés par le ministère du Logement sont encore plus mauvais que ceux des mois précédents et éloignent de l'objectif de 500.O00 logements neufs par an, fixé par François Hollande, qui permettrait de combler le déficit d'habitations dans les régions les plus dynamiques économiquement (IDF, Rhône-Alpes, Paca).

Ainsi les ventes de logements neufs (20.500) par les promoteurs ont chuté de 24,9% au troisième trimestre par rapport à la période correspondante de 2011, les acheteurs potentiels étant inquiets de la détérioration de la situation économique et effrayés par les prix élevés.

«Il s'agit du plus mauvais troisième trimestre depuis 2008, année de la crise des subprimes», souligne Michel Mouillart.

Résistance paradoxale des prix

De plus, malgré l'abandon de l'avantageux dispositif «Scellier» à la fin de l'année, mais qui a été fortement réduit par rapport à 2011, le quatrième trimestre devrait enregistrer une forte baisse par rapport à celui de l'an dernier qui avait vu les investisseurs se ruer pour acheter des logements pour les louer.

Le paradoxe est que les prix ne fléchissent pas malgré cette crise de mévente. Le prix moyen du m2 pour les logements en immeubles collectifs progresse ainsi de 0,9% au troisième trimestre par rapport à la période correspondante de l'an dernier, selon le ministère.