Briquets chinois: L'avis de la Commission européenne enflamme Bic

Avec Reuters

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La société Bic dit regretter mardi l'avis défavorable émis par la Commission européenne au sujet du renouvellement de la taxe anti-dumping sur les briquets d'origine chinoise. Bruxelles doit se prononcer d'ici au 12 décembre sur le renouvellement ou non de cette taxe en vigueur depuis 1991, seule barrière à l'entrée en Europe de briquets bas de gamme et premiers prix souvent non conformes aux exigences de sécurité.

«A l'encontre des intérêts de l'industrie européenne»

«Nous ne comprenons pas la recommandation de la Direction générale Commerce de la Commission européenne, qui va, sans raison valable, à l'encontre des intérêts de l'industrie européenne», souligne dans un communiqué Bruno Bich, le président du conseil d'administration de Bic. «En demandant le renouvellement de cette taxe, longtemps demeurée inefficace, nous demandons simplement l`application de règles de commerce équitables», poursuit le dirigeant.

Bic avait indiqué à la mi-novembre que le groupe pourrait remettre en question un investissement en France de plusieurs dizaines de millions d'euros si la Commission européenne ne renouvelait pas la taxe antidumping contre les briquets chinois. Les briquets ont représenté près de 27% des ventes de Bic au cours des neuf premiers de 2012, soit le deuxième pôle d'activité du groupe derrière la papeterie.