Chômage: Vers un 18e mois de hausse

EMPLOI Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits fin octobre s'annonce en hausse pour le 18e mois consécutif...

avec AFP

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Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits fin octobre, attendu mardi, s'annonce en hausse pour le 18ème mois consécutif, François Hollande ayant prévenu que le chômage augmenterait pendant encore un an, le temps de "concentrer les armes" nécessaires à inverser la tendance.
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits fin octobre, attendu mardi, s'annonce en hausse pour le 18ème mois consécutif, François Hollande ayant prévenu que le chômage augmenterait pendant encore un an, le temps de "concentrer les armes" nécessaires à inverser la tendance. — Fred Tanneau afp.com

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits fin octobre, attendu mardi, s'annonce en hausse pour le 18ème mois consécutif, François Hollande ayant prévenu que le chômage augmenterait pendant encore un an, le temps de "concentrer les armes" nécessaires à inverser la tendance.

Michel Sapin a lui aussi préparé dimanche les esprits à "de mauvais chiffres", comme il le fait depuis plusieurs mois, avant la publication des très attendues données mensuelles de la Dares (ministère du Travail).

"Lorsque la machine à créer du chômage est lancée, elle ne s'arrête pas du jour au lendemain", alors "les chiffres seront mauvais et cela va être comme ça pendant plusieurs mois", a prévenu le ministre du Travail.

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi, en hausse continue depuis 17 mois, avait connu en septembre sa plus forte augmentation depuis avril 2009. On dénombrait alors en métropole 3,05 millions de demandeurs d'emploi sans activité, et plus de 3,3 millions avec les DOM.

En incluant les chômeurs travaillant à temps réduit, la métropole accusait un nouveau record: 4,5 millions de personnes cherchaient un travail à la fin septembre (4,7 millions avec les DOM).

Le 13 novembre, lors de sa première conférence de presse à l'Elysée, le président de la République avait prédit une poursuite de la hausse du chômage, affirmant qu'il "repren(ait) l'objectif", affiché début septembre, d'inverser la tendance d'ici à fin 2013. "On va concentrer des armes, les emplois d'avenir, le contrat de génération, le pacte de compétitivité" "pour qu'à la fin de l'année, nous puissions inverser la courbe du chômage, c'est déjà long", avait-il déclaré.

100.000 emplois d'avenir en 2013

Présentés comme la "mesure d'urgence" en faveur des jeunes pas ou peu qualifiés, premières victimes de la crise de l'emploi, les emplois d'avenir sont opérationnels depuis le 1er novembre. Depuis, les ministres sillonnent la France pour faire la promotion du dispositif; dernier en date, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était lundi à Juvisy-sur-Orge (Essonne) pour entériner la création de 300 postes au sein du Conseil général. Le gouvernement entend créer 150.000 de ces emplois aidés d'ici à 2014, et 100.000 dès l'an prochain.

Deuxième front ouvert dans la "bataille pour l'emploi", "la seule priorité qui vaille", selon François Hollande, le projet de loi sur le contrat de génération sera présenté le 12 décembre, pour un vote début 2013. Fondé sur un accord paraphé par l'ensemble des organisations patronales et syndicales, ce dispositif, promesse de campagne du président de la République, vise à encourager à la fois l'embauche de jeunes et le maintien en activité des seniors.

L'exécutif mise aussi sur le pacte de compétitivité, et les 10 milliards de crédit d'impôt aux entreprises effectifs dès 2013, pour endiguer le chômage. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a parlé de "centaines de milliers d'emplois" qui seraient créés grâce à ce coup de pouce.

Enfin, dernier grand chantier, et non des moindre, la réforme du marché du travail, entre les mains des partenaires sociaux, appelés par François Hollande à nouer "un compromis historique" avant la fin de l'année. L'objectif, a-t-il résumé, est de "donner aux salariés et aux entreprises plus de souplesse et plus de protection", "de prévenir les plans sociaux" mais également de "lutter contre la précarité".

Autant de sujets majeurs qui divisent les partenaires sociaux. Ils se retrouvent vendredi pour une nouveau round de négociation qui s'annonce crucial.