Réconcilier les Français avec la Bourse pour doper les PME

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8,5 % des Français détiennent encore des actions, contre 13.8 % en 2008.
8,5 % des Français détiennent encore des actions, contre 13.8 % en 2008. — R. DE LA MAUVINIERE / AP / SIPA

Promouvoir auprès du grand public l'investissement en Bourse. C'est l'objectif du salon Actionaria, qui se tient ces vendredi et samedi à Paris. Le défi est de taille : depuis le début de la crise, la Bourse de Paris a perdu 2,3 millions d'actionnaires individuels, selon une enquête TNS Sofres.

Vers une réforme de l'épargne
En mars, seuls 8,5 % des Français détenaient encore des actions, contre 13,8 % en 2008. « Lorsque la Bourse a connu des envolées, les particuliers se sont laissé tenter, mais quand les bulles ont éclaté, ils ont eu le sentiment de se faire avoir… Les Français veulent des placements sûrs », avance Philippe Crevel, du Cercle des épargnants. Pour Jean-François Rérolle, spécialisé en évaluation financière, « la succession de scandales financiers a probablement contribué » au rejet de la Bourse par les Français. Les entreprises, qui ont de moins en moins accès aux crédits bancaires, auraient pourtant bien besoin que les particuliers croient davantage en elles. Dans son pacte pour la compétitivité, le gouvernement reconnaît d'ailleurs ce problème. « Mais il choisit de favoriser l'épargne courte en relevant le plafond du Livret A », analyse Philippe Crevel. La situation pourrait toutefois évoluer, puisque le gouvernement planche sur une réforme de la fiscalité de l'épargne et sur la mise en place d'un plan d'épargne en actions (PEA) spécialement destiné aux PME.Céline boff