UE: Cameron va se battre «pour conserver le rabais britannique»

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Le Premier ministre britannique David Cameron a dit son intention de se battre pour conserver le rabais britannique à son arrivée jeudi matin à Bruxelles pour le sommet consacré au budget européen.
Le Premier ministre britannique David Cameron a dit son intention de se battre pour conserver le rabais britannique à son arrivée jeudi matin à Bruxelles pour le sommet consacré au budget européen. — Georges Gobet afp.com

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé son intention de se battre pour conserver le rabais britannique, à son arrivée jeudi matin à Bruxelles pour le sommet des dirigeants européens consacré au budget de l'Union européenne. "Je vais négocier durement pour obtenir un bon accord pour les contribuables britanniques et pour conserver le rabais britannique", a-t-il déclaré avant un entretien avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

David Cameron a déclaré "ne pas être content du tout" du projet de budget en discussion et a dénoncé comme une "erreur" la "volonté d'augmenter les dépenses" dans le budget européen. Il a confirmé son intention de réduire la demande de crédits présentée par la Commission européenne. Le Premier ministre britannique met ainsi d'emblée la pression sur la France, qui refuse toute réduction de l'enveloppe allouée pour la Politique agricole commune (PAC), premier poste de dépenses du budget.

Le rabais sur sa contribution obtenu par la Grande-Bretagne en 1984 a pour justification le fait que le Royaume-Uni recevait très peu de financement de la Politique agricole commune qui absorbait à l'époque près de 80% des dépenses du budget européen. Il s'agit d'une compensation accordée aux Britanniques financée par tous ses partenaires. Le chèque britannique s'est élevé à 3,6 milliards d'euros en 2011 et il a été principalement financé par la France (965 millions), l'Italie (717 millions) et l'Espagne (487 millions), les trois grands bénéficiaires de la PAC.

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