Les dettes irakiennes divisent les créanciers

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L’Irak doit-il supporter le poids des dettes contractées par le régime déchu ? Réunis ce week-end, à Washington, les ministres des Finances du G7 n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Les Etats-Unis appellent à soulager l’Irak d’une dette évaluée à 120 milliards de dollars. Les Européens sont plus mesurés. « On n’efface pas les ardoises, on peut peut-être progressivement les renégocier, a jugé Francis Mer. L’Irak a besoin de notre attention, mais qu’on n’oublie pas qu’il y en a beaucoup d’autres. » Les pays en voie de développement craignent, en effet, que l’Irak ne concentre les aides. Bagdad aurait accumulé une dette de 1,7 à 1,8 milliard de dollars envers la France.