L'économie française se dirige vers une récession, selon la Banque de France

ECONOMIE Elle prévoit une baisse de 0,1% du PIB au quatrième trimestre...

Avec Reuters

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Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris.
Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Encore une confirmation que l'activité économique tourne au ralentie. Selon la Banque de France, l'économie française devrait connaître une contraction de 0,1% au quatrième trimestre. Elle prévoyait déjà un recul similaire de 0,1% pour le produit intérieur brut du troisième trimestre. Résultat, si ces chiffres se confirment, avec deux trimestres consécutifs de contraction, la France serait alors techniquement en récession.

«La France n'est pas en situation de récession», temporise Noyer

L'enquête fait apparaître par ailleurs une stabilité des indicateurs du climat des affaires dans l'industrie, à 92, comme dans les services, à 91, le mois dernier. Dans sa dernière note de conjoncture, en date de début octobre, l'Insee déclarait tabler sur une croissance nulle de l'économie française au quatrième comme au troisième trimestres, avec pour conséquence un PIB 2012 en hausse de 0,2%. Le gouvernement prévoit pour sa part une hausse de 0,3% de celui-ci.

«La France n'est pas en situation de récession», a temporisé vendredi midi Christian Noyer, qui juge que les mesures sur la compétitivité annoncées par le gouvernement peuvent contribuer à un redressement progressif courant 2013. «L'économie telle qu'on le voit aujourd'hui est plate. Il ne faut pas chercher à avoir une surinterprétation de variation à 0,1 point près», «ce n'est pas une situation de récession en France»,  «on a une économie plate dans un monde qui est en ralentissement fort», a-t-il souligné en marge de l'inauguration du nouveau siège de la Banque de France à Lyon.

Carnets de commandes insuffisants

Mais selon la banque centrale, la production industrielle a de nouveau légèrement reculé en octobre, «en raison notamment de la baisse persistante de l'activité dans le secteur de l'automobile». Le taux d'utilisation des capacités de production s'est stabilisé à 76,2%, le taux du mois de septembre ayant été relevé de 0,1 point, et demeure en-deçà de son niveau moyen de longue période. Les carnets de commandes sont toujours jugés insuffisants par les chefs d'entreprises, mais les stocks de produits finis restent proches du niveau désiré. Les prix des produits finis ont continué à augmenter faiblement. Les prévisions des chefs d'entreprise tablent, pour novembre, sur une légère diminution de l'activité.

Diminution de l'activité dans les services

Dans les services, l'activité a diminué «très légèrement» en octobre, le repli du travail temporaire et des services aux ménages ayant été quasiment compensé par la progression des secteurs de l'ingénierie et de l'information et communication. Les prix s'orientent plus nettement à la hausse. Les effectifs se sont contractés, notamment dans l'intérim. Les chefs d'entreprise augurent une légère augmentation de l'activité en novembre.