Grèce: Le chômage s'installe pour un quart de la population active en août

© 2012 AFP

— 

Plus d'un quart de la population active en Grèce était au chômage au mois de juillet, le taux s'élevant à 25,1%, contre 17,8% un an plus tôt et 24,8% en juin (chiffre révisé), a annoncé jeudi l'Autorité des statistiques grecques (Ase).
Plus d'un quart de la population active en Grèce était au chômage au mois de juillet, le taux s'élevant à 25,1%, contre 17,8% un an plus tôt et 24,8% en juin (chiffre révisé), a annoncé jeudi l'Autorité des statistiques grecques (Ase). — Louisa Gouliamaki afp.com

Le chômage a continué de frapper en août plus d'un quart de la population active, avec un taux à 25,4%, contre 18,4% un an plus tôt, a annoncé jeudi l'Autorité des statistiques grecques (Ase). En juillet, le taux de chômage s'élevait à 24,8% selon l'Ase, qui a révisé à la baisse sa première estimation à 25,1%. "Le nombre de demandeurs d'emploi a atteint 1,267 million de personnes, contre 3,7 millions qui ont du travail", précise le communiqué de l'Ase. Le taux de chômage en Grèce a plus que doublé depuis le début de la crise de la dette en 2010. Le nombre des chômeurs a augmenté de 351.666 personnes par rapport à août 2011, une hausse de 38,4% et de 23.442 personnes par rapport à juillet (+1,9%).

Le chômage frappe en priorité les jeunes, à 58% pour les non scolarisés de 15 à 24 ans, et à 33% pour les 25-34 ans, ainsi que les femmes, à 29%, contre 22,7% pour le taux de chomage masculin. L'Epire, à la frontière avec l'Albanie dans le nord-ouest, le Thessalie, au centre du pays, et la région d'Athènes sont les plus touchées, avec des taux allant de 28,5% à 26%.

Ces chiffres ont été annoncés au lendemain de l'adoption à l'arraché par le parlement grec d'un nouveau train d'austérité, réclamé par les prêteurs du pays surendetté, UE et FMI, pour le maintenir sous perfusion financière. Au prix d'une poursuite de la récession en 2013, pour la sixième année consécutive, ce plan proroge et durcit jusqu'en 2016 un régime qui a fait déja fait chuter de 35%, selon le gouvernement, le niveau de vie des Grecs depuis 2009. L'Institut du travail, centre de recherches des deux grandes centrales syndicales grecques, a récemment prévu un taux de chômage autour de 26-29% en 2013.