Euro Disney alourdit sa perte annuelle mais enregistre une activité record

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Le groupe Eurodisney et trois ex-gendarmes, dont deux retraités reconvertis en "privés", ont été récemment renvoyés devant le tribunal correctionnel pour avoir enquêté illégalement sur des candidats à l'embauche entre 1998 et 2004, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes.
Le groupe Eurodisney et trois ex-gendarmes, dont deux retraités reconvertis en "privés", ont été récemment renvoyés devant le tribunal correctionnel pour avoir enquêté illégalement sur des candidats à l'embauche entre 1998 et 2004, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. — Mehdi Fedouach afp.com

Euro Disney, l'exploitant de Disneyland Paris, a annoncé jeudi une perte nette annuelle creusée de 54% sous l'effet des coûts du refinancement de sa dette mais un nouveau record de fréquentation, 16 millions de visiteurs, le rend confiant pour atteindre la rentabilité à venir.

Sur l'exercice d'octobre 2011 à fin septembre 2012, le numéro 1 européen des parcs de loisirs a alourdi sa perte nette (part du groupe) de 30 millions qui atteint 85,6 millions d'euros. Dans le même temps, le chiffre d'affaires a progressé de 2,3% à 1,324 milliard d'euros, assuré presque entièrement par les activités touristiques (1,315 milliard, +3,2%), les transactions immobilières ayant été minimes.

Le creusement de la perte nette est surtout dû à «l'impact non récurrent du refinancement de la dette du groupe», explique dans son communiqué Euro Disney, qui a aussi beaucoup investi dans des rénovations et innovations pour le 20e anniversaire de Disneyland Paris cette année.

La maison mère américaine Walt Disney lui a accordé en septembre un prêt de 1,3 milliard d'euros pour alléger le coût de sa dette colossale - désormais ramenée à 1,71 milliard d'euros, et payable à un taux d'intérêts de 4% au lieu des 5,2% qu'appliquaient les banques.

Du coup, le paiement anticipé d'intérêts et le rachat du crédit-bail sur les actifs du parc Disneyland se sont traduits par de lourdes charges exceptionnelles et une fonte de la trésorerie.

Seize millions de visiteurs, ce sont 400.000 de plus que le record de l'an dernier. Le programme du 20e anniversaire a dopé les activités touristiques et la fréquentation des parcs et hôtels sur la fin de l'exercice (+2% dans les parcs au 3e trimestre et +9% au quatrième) après une baisse des visiteurs au premier semestre sur fond de crise.

La dépense stagne, les séjours moins longs

En détail, la dépense moyenne a stagné dans les parcs (+0,6% à 46,44 euros par jour et par visiteur) mais progressé de 5,7% dans les hôtels (231,33 par chambre). Le taux d'occupation des hôtels recule toutefois (à 84%) malgré un nombre d'arrivées en hausse, «car, avec la crise, les gens restent moins longtemps, une journée de moins en moyenne», a expliqué Gas.

Disneyland Paris, première destination touristique européenne, a gagné des clients français (52% du public), qui ne dorment pas forcément sur place. Les Britanniques restent le deuxième marché, devant les Espagnols. Mais ceux-ci, comme les Italiens, sont moins nombreux qu'avant, crise oblige.

Treize des 21 exercices d'Euro Disney ont été déficitaires. Le dernier bénéfice net remonte à 2008.