PSA: Le plan social à Rennes est surévalué, selon les syndicats

SOCIAL Le cabinet Secafi, mandaté par les syndicats de PSA Peugeot Citroën, recommande une réduction du nombre de suppressions d'emplois envisagées par le groupe sur son site de Rennes...

Avec Reuters

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Les salariés de PSA Peugeot-Citroën devant leur usine à Aulay-sous-Bois le 4 septembre 2012.
Les salariés de PSA Peugeot-Citroën devant leur usine à Aulay-sous-Bois le 4 septembre 2012. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le cabinet Secafi, mandaté par les syndicats de PSA Peugeot Citroën, recommande une réduction du nombre de suppressions d'emplois envisagées par le groupe sur son site de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le cabinet d'experts a présenté aux organisations syndicales le deuxième volet de son rapport sur la crise que traverse PSA et sur la restructuration annoncée pour y faire face. Après un premier chapitre confirmant globalement les difficultés financières du groupe, Secafi a fait le point cette fois sur le dispositif industriel de PSA.

Les syndicats ne font pas la même lecture des conclusions du rapport, mais la CGT, la CGC et la CFTC ont toutes trois entendu Secafi prôner une révision à la baisse des 1.400 suppressions de postes annoncées à Rennes. «Le rapport constate que le projet ne prend pas en compte le rebond d'activité attendu pour 2016 avec les renouvellements de C5 puis de 508 qui devraient générer 360 emplois», a déclaré la CGT dans un communiqué.

Réunion mercredi entre les syndicats et la direction

«Il y aurait des choses à faire à Rennes», a commenté de son côté Franck Don, représentant CFTC. «Il faudrait pouvoir préserver ces 360 postes pendant au moins trois ans, en les prêtant par exemple à des fournisseurs ou en réinternalisant certaines fonctions sur le site.»

La restructuration annoncée fin juillet par PSA prévoit en tout 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France, un nombre que les syndicats et le gouvernement espèrent voir diminuer. Sur ce total, le groupe prévoit 3.600 départs volontaires dans ses effectifs hors production et 3.000 reclassements internes et externes pour son site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), dont la fermeture est programmée pour 2014.

«A terme, Secafi voit une remontée de l'activité et des effectifs à Rennes. La question est de savoir comment on fait entre maintenant et la fin 2016», a souligné Anne Valleron, représentante CGC.La direction et les syndicats se retrouveront mercredi pour une première séance de négociations sur les conditions de reclassement des salariés d'Aulnay et de Rennes dont le poste est appelé à disparaître.