Méditerranée: Investissements étrangers en baisse en 2011

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Les investissements étrangers directs (IDE) dans les pays du sud de la Méditerranée ont diminué en 2011, touchés par les différentes situations politiques, selon un bilan de l'observatoire Anima-Mipo dont l'AFP a obtenu copie mercredi.
Les investissements étrangers directs (IDE) dans les pays du sud de la Méditerranée ont diminué en 2011, touchés par les différentes situations politiques, selon un bilan de l'observatoire Anima-Mipo dont l'AFP a obtenu copie mercredi. — Ahmed Mahmoud afp.com

Les investissements étrangers directs (IDE) dans les pays du sud de la Méditerranée ont diminué en 2011, touchés par les différentes situations politiques, selon un bilan de l'observatoire Anima-Mipo dont l'AFP a obtenu copie mercredi. D'un point de vue global, sur les onze pays étudiés (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie), les niveaux d'investissement étrangers de 2011 sont les plus bas des six dernières années. Leur montant pour 2011 s'élève à 26,5 milliards d'euros, contre 38,5 milliards en 2010, soit une baisse de de 31%. Cette diminution du montant des investissements s'accompagne d'une réduction du nombre de projets d'IDE, avec 647 projets pour 2011 contre 834 pour 2010. La situation n'est toutefois pas homogène pour l'ensemble des pays concernés.

"Seuls l'Algérie, qui a connu cependant quelques manifestations, Israël et la Turquie ont finalement été épargnés par les troubles politiques, et s'en sortent bien dans ce bilan", note le rapport, qui ajoute que "pour tous les autres, les effets immédiats de cette période de révolution et de transition politique sur fond de crise économique en Europe sont sévères". La crise économique sur le Vieux Continent a également affaibli le "leadership européen" des projets d'investissements, souligne le rapport, qui note que si l'Europe reste le premier investisseur dans ces 11 pays, les montants investis baissent. Au contraire, l'Amérique du Nord y a investi 6 milliards d'euros en 2011, soit un milliard de plus qu'en 2010. L'investissement direct n'est pas le seul secteur touché par les soubresauts politiques de la région, tient également à noter ce rapport. Les revenus du tourisme, des transferts de migrants et, pour une partie des pays de la zone, des exportations, ont également baissé en 2011.