Logements parisiens: Les prix vont enfin se stabiliser après un nouveau record

IMMOBILIER Pour un appartement de 4 pièces de 100 m2, entraînerait une dépense de 850.000 euros en moyenne et pas moins de 255.000 euros pour un studio de 30 m2...

avec AFP

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Les prix des logements anciens à Paris devraient enfin se stabiliser à la fin de l'année 2012, selon les notaires, après avoir avoir battu un nouveau record, à 8.440 euros par m2 en moyenne cet été.
Les prix des logements anciens à Paris devraient enfin se stabiliser à la fin de l'année 2012, selon les notaires, après avoir avoir battu un nouveau record, à 8.440 euros par m2 en moyenne cet été. — Jacques Demarthon afp.com

Les prix des logements anciens à Paris devraient enfin se stabiliser à la fin de l'année 2012, selon les notaires, après avoir avoir battu un nouveau record, à 8.440 euros par m2 en moyenne cet été.

8.500 euros le mètre carré sur le dernier trimestre

Se basant sur les dernières projections de prix calculés sur les avant-contrats de ventes, les prix des appartements anciens dans la capitale «devraient se stabiliser, sans baisser, pendant les derniers mois de l'année 2012 autour de 8.500 euros le mètre carré», indiquent les notaires dans un communiqué.

Ce qui, pour un appartement de 4 pièces de 100 m2, entraînerait une dépense de 850.000 euros en moyenne et pas moins de 255.000 euros pour un studio de 30 m2. Le précédent record, à 8.410 euros/m2, datait de la période comprise entre mai et juillet 2012. La hausse reste toutefois modérée avec une augmentation de 1,7% pour la période comprise entre juin et août 2012 par rapport à la même période de 2011.

«Il va y avoir un nouveau record à Paris», avait prévenu Thierry Delesalle, notaire à Paris, lors d'une conférence de presse le 13 septembre, indiquant que les indicateurs avancés pointaient une hausse des prix pour les prochains mois.

Chute des transactions

Mais ce nouveau record s'accompagne d'une chute des transactions. Entre juin et août 2012, seulement 6.800 logements anciens, essentiellement des appartements, ont été vendus dans la capitale, soit une chute de 19% par rapport à la même période de l'an dernier.

Le plongeon est un peu moins brutal pour l'ensemble de l'Ile-de-France avec une baisse de 18%, pour un total de transactions de 35.000, pour le nombre d'appartements et de maisons vendues par rapport à la même période de l'an dernier et de 26% par rapport à la période de forte activité entre 1999 et 2007.

Le département du Val-d'Oise accuse la chute la plus forte avec 27% par rapport à juin-août 2011. Par contre celui des Hauts-de-Seine enregistre une diminition de seulement 11% (-4% pour les maisons, -12% pour les appartements). Confirmant l'atonie du marché constatée par les agents immobiliers, le «tassement des volumes de ventes s'est accentuée au mois de septembre 2012», écrivent les notaires.

Fin août, le prix moyen au m2 des appartements anciens s'établissait à 4.450 euros en Petite Couronne et 3.130 euros en Grande Couronne.

Cette baisse des transactions dans la région française la plus riche correspond à la diminution du montant des crédits immobiliers accordés par les banques aux particuliers, à la fois pour le neuf et pour l'ancien, dans tout l'Hexagone. Celui-ci a continué d'enregistrer un très fort recul au troisième trimestre avec une chute de 24,3% par rapport à la même période de 2011, selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée jeudi dernier.