Le patron de Google reçu lundi par François Hollande

M.B. avec AFP

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Paul Sakuma/AP/SIPA

Opération déminage. Alors que les éditeurs de presse européens réclament une taxation de Google en échange de leur référencement sur le moteur de recherche, Eric Schmidt, patron de Google, vent debout contre cette idée, va rencontrer François Hollande lundi à l’Elysée.

Si la ministre de la Culture n’est pas opposée à une taxe, Google menace en guise de mesure de rétorsion de ne plus indexer les médias.

Mercredi 17 octobre, Aurélie Filippetti défendait son point de vue: «Parmi les outils qu'il me semble important de pouvoir développer, je pense qu'il y a cette idée de créer un droit voisin pour les éditeurs de presse -ce que l'on a appelé un peu facilement la «Lex Google»- qui me semble extrêmement pertinente».

Pour la firme de Mountain View, dans une lettre adressée récemment à plusieurs cabinets ministériels, instaurer un tel droit mettrait en cause son existence même. Le moteur de recherche rappelait qu'il «redirige quatre milliards de clics par mois vers les pages Internet des éditeurs» français.

Pour le géant américain, «l'ambition de ce texte est d'interdire le référencement non rémunéré. Une telle loi aboutirait à limiter l'accès à l'information, à réduire le nombre de sites français référencés sur Internet mais aussi à freiner l'innovation». Google soulignait qu’«en soumettant le référencement à rémunération et punissant le défaut de versement de celle-ci de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende, ne ferait que multiplier les conflits et ralentir l'Internet». Des arguments que ne manquera pas de rappeler Eric Schmidt au chef de l’Etat en personne.