Euro: Hollande ne veut pas de conditions «trop draconiennes» pour Chypre

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Le président français François Hollande a appelé vendredi à ne pas imposer des "conditions trop draconiennes" à Chypre qui négocie avec la troïka (UE, FMI, BCE) les termes d'un plan de sauvetage de son économie.
Le président français François Hollande a appelé vendredi à ne pas imposer des "conditions trop draconiennes" à Chypre qui négocie avec la troïka (UE, FMI, BCE) les termes d'un plan de sauvetage de son économie. — Bertrand Langlois afp.com

Le président français François Hollande a appelé vendredi à ne pas imposer des «conditions trop draconiennes» à Chypre qui négocie avec la troïka (UE, FMI, BCE) les termes d'un plan de sauvetage de son économie.

«J'ai renouvelé au président (chypriote Demetris) Christofias le soutien de la France pour qu'une solution puisse être trouvée», a déclaré devant la presse le chef de l'Etat français, à l'issue d'un entretien avec son homologue à l'Elysée. Cette solution, selon François Hollande, doit permettre «de faire sortir Chypre de ses difficultés et en même temps de ne pas imposer des conditions qui seraient trop draconiennes, empêchant une reprise de la croissance dans un temps relativement court».

La troïka pour l'austérité

«L'idée est de pouvoir trouver une solution pour le prochain Eurogroupe» (réunion des ministres des Finances de la zone euro, ndlr) qui se réunira le 12 novembre à Bruxelles, a-t-il rappelé, estimant que «ce serait l'objectif le meilleur, pas simplement pour Chypre mais pour l'Europe». Le président Christofias a souligné de son côté sa «convergence de points de vue sur la crise en Europe» avec la France et «l'urgence d'une solution».

Selon la presse chypriote, la troïka a demandé à Nicosie de réduire les salaires des fonctionnaires de 15%, les prestations sociales de 10%, de diminuer l'aide au logement et les subventions, ainsi que d'augmenter la TVA. La formule proposée par les créanciers est composée à 80% de réductions des dépenses publiques et à 20% de hausses d'impôts.

Le président français a par ailleurs évoqué les «perspectives très importantes en matière de gaz» au large de l'île méditerranéenne. «Les entreprises françaises, dans le cadre d'une concurrence qui doit être la plus transparente possible, sont prêtes à répondre aux sollicitations qui pourront leur être faites», a-t-il souligné. Le président chypriote a pour sa part «souhaité bonne chance aux sociétés françaises qui prennent part à l'appel d'offres» lancé pour ces projets d'exploration.