La compagnie indienne Kingfisher affirme pouvoir revoler sans aide extérieure

AERONAUTIQUE La compagnie aérienne indienne Kingfisher Airlines, dont la licence a été suspendue, affirme pouvoir redémarrer ses opérations sans aide financière extérieure après la fin de la grève de ses personnels, a indiqué vendredi un responsable de l'aviation civile...

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La compagnie aérienne indienne Kingfisher Airlines, dont la licence a été suspendue, affirme pouvoir redémarrer ses opérations sans aide financière extérieure après la fin de la grève de ses personnels, a indiqué vendredi un responsable de l'aviation civile.
La compagnie aérienne indienne Kingfisher Airlines, dont la licence a été suspendue, affirme pouvoir redémarrer ses opérations sans aide financière extérieure après la fin de la grève de ses personnels, a indiqué vendredi un responsable de l'aviation civile. — Sajjad Hussain afp.com

"Les dirigeants de Kingfisher disent qu'ils peuvent financer leurs opérations en utilisant leurs propres ressources, sans investisseurs extérieurs", a déclaré à l'AFP un responsable de la Direction générale de l'aviation civile (DGCA) indienne.

Kingfisher, dont les employés ont consenti à mettre fin à la grève qui clouait au sol les avions de la compagnie depuis le 1er octobre, espère l'arrivée providentielle d'un investisseur étranger pour éviter la faillite, grâce à la récente libéralisation du secteur aérien.

"Les dirigeants de Kingfischer disent qu'ils essayent mais ils ne pensent pas pouvoir trouver d'investisseurs avant quatre ou cinq mois. D'ici là, ils disent qu'ils peuvent gérer seuls", a ajouté le responsable de la DGCA, sous couvert de l'anonymat.

Il n'a pas précisé si ces arguments avaient été étayés ni si la DGCA avait été convaincue et envisageait, le cas échéant, de rétablir la licence du transporteur.

La plupart des compagnies indiennes luttent contre les coûts élevés du carburant dans un contexte de concurrence féroce, malgré un marché en pleine expansion.

Mais les problèmes de Kingfisher sont de loin les plus importants du secteur, en partie à cause de sa croissance trop rapide, selon les analystes.

Jamais bénéficiaire depuis sa création en 2005, la compagnie accuse une dette de 2,49 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros), selon un récent rapport du cabinet-conseil Centre for Asia Pacific Aviation.

Ses personnels en grève --dont les pilotes, les techniciens et le personnel au sol-- ont accepté la nouvelle offre de la direction de la compagnie en vertu de laquelle ils recevront l'équivalent d'au moins quatre mois de salaires non payés d'ici Nöel.

La majeure partie des personnels, au nombre d'au moins 4.000, n'avait pas été payée pendant plus de six mois, ce qui a déclenché la grève au début du mois.

Kingfisher était la deuxième compagnie aérienne d'Inde jusqu'il y a un an, mais sa part de marché actuellement est de tout juste 3,5%, soit la plus petite de toutes les compagnies aériennes.