PSA cède aux syndicats, pas à Bercy

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Sur le site d'Aulnay-sous-Bois.
Sur le site d'Aulnay-sous-Bois. — V. WARTNER / 20 MINUTES

« Une réunion », pas « une négociation » : la première table ronde tripartite (syndicat, direction, gouvernement) organisée jeudi après-midi à Bercy sur le plan de restructuration du constructeur a été fidèle à la feuille de route fixée par la direction.
« Le ministre Montebourg a confirmé que le malade était vraiment malade et a demandé que le plan soit ajusté au plus près, mais le président Varin n'a pas donné de contreparties sur les effectifs », a rapporté Christian Lafaye, représentant FO, à l'issue de la réunion.
Face aux pressions du gouvernement, qui lui demande de « reformater » son plan de suppression de 8 000 postes en contrepartie du sauvetage de la filiale de crédit PSA Banque, le constructeur tient tête. En apparence, du moins. En réalité, la véritable concession de la direction avait été faite dès jeudi matin en comité central d'entreprise, en acceptant d'ouvrir les négociations sur le volet social du plan avec les syndicats. Une façon de couper l'herbe sous le pied de Bercy et de rappeler que ce plan est une affaire interne. claire planchard