Compétitivité: Le rapport Gallois «pas enterré», assure Moscovici

COMPETITIVITE Le ministre des Finances n'a pas précisé quelles mesures le gouvernement pourrait prendre après la remise du rapport de l'ancien PDG d'EADS...

Avec Reuters

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Pierre Moscovici, le 28 août à Bercy.
Pierre Moscovici, le 28 août à Bercy. — WITT/SIPA

Le gouvernement puisera dans le rapport Gallois pour tracer une «trajectoire de compétitivité» sur l'ensemble du quinquennat, a déclaré lundi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.

Après une réunion sur les aspects hors coût de la compétitivité, il n'a pas précisé quelles mesures le gouvernement pourrait prendre après la remise du rapport de l'ancien PDG d'EADS, le 5 novembre.

«Le rapport Gallois n'est absolument pas enterré. Ce rapport est précieux, utile, nous nous en inspirerons», a dit Pierre Moscovici à des journalistes, à l'issue de cette réunion rassemblant 18 ministres à Matignon.

On ne peut pas confier à une personnalité de la qualité de Louis Gallois un rapport pour ne pas le prendre en compte avant même qu'il ait été publié», a-t-il ajouté. Une autre réunion consacrée cette fois aux aspects coût de la compétitivité aura lieu vendredi à Matignon.

Les 30 milliards de baisse non-confirmées

Selon Le Figaro, Louis Gallois prônera une baisse de 30 milliards d'euros des cotisations sociales sur deux ou trois ans compensée notamment par une hausse de la CSG et une baisse des dépenses publiques, des informations non-confirmées par Pierre Moscovici. «Ce n'est pas le rapport Gallois», a-t-il dit.

Le gouvernement a déjà fait savoir qu'il ne déciderait pas d'un transfert massif et soudain de dizaines de milliards d'euros de cotisations sociales des entreprises vers les consommateurs pour ne pas tuer l'espoir de reprise économique.

Pour favoriser la compétitivité hors coût, il veut jouer sur l'innovation, la recherche et développement, le financement de l'économie via la Banque publique d'investissement, la réforme de l'épargne, le financement des exportations et la sécurisation du marché du travail.

Au lendemain de la remise du rapport Gallois, le 6 novembre, un séminaire «permettra d'avancer dans la recherche de la trajectoire globale sur un quinquennat» et des décisions seront prises« très vite», a ajouté Pierre Moscovici.

Ne pas trop pénaliser le pouvoir d'achat des Français

«La France est attendue sur le terrain des réformes structurelles, elle sera au rendez-vous», a-t-il assuré.

Quant au coût du travail, «il y a un problème global de coût qui doit être abordé en prenant les différentes composition de ce coût, a-t-il dit. Il n'y a pas d'un coté les secteurs exposés, de l'autre les secteurs abrités, pas d'un coté l'industrie et de l'autre les services.»

Dans ses arbitrages, le gouvernement tentera d'épargner les ménages, a-t-il ajouté. «Nous demandons à nos concitoyens un effort historique pour redresser les comptes publics, conclut-il. Prenons garde à ne pas être trop brutal, à ne pas trop pénaliser le pouvoir d'achat des Français.»