Complémentaire santé: Comment s’assurer sans se ruiner

BUDGET Des écarts de prix substantiels subsistent entre les mutuelles pour les mêmes prestations...

Mathieu Bruckmüller

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Enseigne et logo de la LMDE (La Mutuelle Des   Etudiants), rue Linne, dans     le 5eme Arrondissement  de Paris.
Enseigne et logo de la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants), rue Linne, dans le 5eme Arrondissement de Paris. — NEGROTTO VIVIANE/SIPA

Des mutuelles pour tous en 2017. L’objectif affiché samedi par le président de la République devant le congrès de la Mutualité française, est ambitieux alors que «quatre millions de personnes» ne sont pas couvertes par une complémentaire santé. Ainsi, selon une récente enquête une personne sur cinq ne soigne pas pour des raisons financières. D’après un sondage réalisé en septembre pour la Fondation April Santé équitable, 63% des Français estiment que la santé coûte trop cher. Car en moyenne, elle représente déjà 3,5% du revenu des ménages.

3,5% de hausse de prix en 2013

Et la facture va s’alourdir en 2013. La hausse du prix des complémentaires devrait atteindre 3,5%. Une bonne raison donc de se pencher d’un peu plus près sur sa mutuelle. Si 60% des Français bénéficient d’une complémentaire santé proposée par l’employeur, 40% bénéficient d’une protection individuelle. Et parmi ces derniers dont le contrat arrive à échéance au 31 décembre, c’est le moment où jamais pour réduire les frais. En effet, la résiliation des contrats doit intervenir de un à deux mois avant la date anniversaire du contrat.

Avant de passer à l’acte, il est important d’identifier vos besoins (fréquence des consultations chez le médecin généraliste, chez les spécialistes, avec ou sans dépassement, optique, soins dentaires, hospitalisation…) et le budget que vous êtes prêt à y consacrer. Passez cette première étape, les professionnels conseillent vivement de comparer les offres, bien que l’exercice puisse se révéler complexe.

Début septembre, l’UFC Que Choisir a publié une enquête au vitriol sur les mutuelles étudiantes dénonçant l'opacité «qui entoure l'information, et leurs frais de gestion trop élevés.»

L’an dernier, l'association Consommation Logement Cadre de vie, qui a son propre comparateur de mutuelles, jugeait de façon générale l'offre des mutuelles «foncièrement inégale, les tarifs allant du simple au double et cela pour le même type de prestations et remboursements». Les prix des mutuelles pouvaient également varier de 60% entre les départements. Pouvoir d’achat en berne oblige, les offres de mutuelles à bas prix se multiplient. Dernière en date, l’arrivée de SOS Mutuelle avec ses onze formules à 11 euros par mois.

Comparer grâce à un courtier

Pour y voir plus clair, des courtiers à l’image de Assurland ou de Acommeassure sont là pour vous trouver des complémentaires au meilleur rapport qualité-prix. Jusqu’à 30% de moins que les tarifs proposés par une mutuelle classique, selon Arnaud Giraudon, le président de Acommeassure.

Dans tous les cas, avant de vous lancer, regardez bien l’étendue des garanties dentaires et optiques, des soins qui peuvent coûter cher, et les éventuels délais de carence qui s’appliquent après la souscription. En effet, des prestations pourraient ne pas être couvertes pendant un certain laps de temps.

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