La moitié du gouvernement à Matignon pour plancher sur la compétitivité

avec AFP

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Le gouvernement veut mener des "réformes structurelles d'une ampleur inédite" afin de relancer la compétitivité de la France en termes de coûts de production mais aussi d'innovation et d'efficacité, a déclaré lundi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.
Le gouvernement veut mener des "réformes structurelles d'une ampleur inédite" afin de relancer la compétitivité de la France en termes de coûts de production mais aussi d'innovation et d'efficacité, a déclaré lundi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici. — Fred Dufour afp.com

La moitié du gouvernement était réunie lundi en début d'après-midi avec le Premier ministre à Matignon pour une rencontre "de travail" sur le thème de la compétitivité, à l'issue de laquelle devait s'exprimer Pierre Moscovici, a constaté une journaliste l'AFP.

Vendredi, le coût du travail

Selon les services de Matignon, cette rencontre devait porter sur les facteurs dits «hors coût» de l'avantage concurrentiel d'un pays (capacité à innover, qualité réelle ou perçue de ses produits, système éducatif, efforts de recherche). Une autre réunion qui portera, elle, sur «le coût du travail» aura lieu vendredi à 09h00.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'exprimera à l'issue de la rencontre qui a commencé peu après 14h00, a annoncé Matignon, et non la porte-parole Najat Vallaud-Belkacem comme annoncé initialement dans un communiqué.

Au total, 18 ministres sont arrivés aux alentours de 14h00 à Matignon pour assister à cette réunion. Parmi eux, Pierre Moscovici (Economie), Jérôme Cahuzac (Budget), Marisol Touraine (Santé), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Vincent Peillon (Education), Laurent Fabius (Affaires étrangères), Victorin Lurel (Outremer), Michel Sapin (Travail), Christiane Taubira (Justice), Cécile Duflot (Logement) ou Nicole Bricq (Commerce extérieur).

Cette réunion intervient alors que le Figaro daté de samedi affirme que le commissaire général à l'investissement Louis Gallois, qui doit rendre un rapport au gouvernement le 5 novembre, proposera de baisser les cotisations sociales de 30 milliards d'euros, de réduire les dépenses publiques et d'augmenter légèrement la CSG et la TVA.

Le débat fait rage, dans l'attente de ce rapport, entre partisans d'un soutien à la compétitivité par une baisse du coût du travail, en allégeant les cotisations patronales notamment, et ceux qui estiment que le salut viendra surtout d'un coup de pouce à l'innovation et à la recherche.