Parisot tance Karl Lagerfeld, «un provocateur qui peut être grossier»
POLEMIQUE Le styliste avait traité François Hollande «d'imbécile»...
Invité ce vendredi sur RTL, la patronne des patrons a critiqué le créateur Karl Lagerfeld quand celui-ci traite dans la presse espagnole François Hollande d"'imbécile". «Karl Lagerfeld a du talent, mais il est aussi un provocateur qui peut être grossier (...). Le président de la République François Hollande n'est certainement pas un imbécile»
Laurence Parisot, présidente du Medef : "Le... par rtl-fr
Interrogée sur la stratégie du gouvernement, elle considère qu'il n'agit pas assez vite face à la dégradation de l'économie, mais le dialogue n'a jamais cessé, a déclaré la présidente du Medef Laurence Parisot, réfutant toute idée de rupture après la fronde entrepreneuriale contre le budget 2013. «Si le gouvernement n'adopte pas très vite une stratégie économique pro-entreprise, la situation, notamment sur le front de l'emploi va se dégrader de manière encore plus terrifiante que ce que nous connaissons aujourd'hui», a déclaré Mme Parisot sur la radio RTL. «Ce qui manque aujourd'hui c'est le sens de la vitesse. Le monde aujourd'hui est extraordinairement rapide et nous ne prenons pas les décisions suffisamment rapidement», a déclaré la présidente de la principale organisation patronale française.
En revanche,Laurence Parisot a réfuté toute idée de rupture avec l'exécutif après le mouvement de fronde de certains patrons contre le projet de budget 2013, cristallisé autour du mouvement des «pigeons». «Le dialogue n'a jamais cessé, il continue», a affirmé Laurence Parisot. Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré dans le journal Les Echos de jeudi qui voulait mettre un terme à la «querelle» avec les patrons. «A un moment, il faut savoir atterrir, mettre fin à une mauvaise querelle, trouver des compromis intelligents», a-t-il déclaré.
Sur la situation économique française, Laurence Parisot s'est montrée pessimiste, parlant d'un «décrochage extrêmement violent». «Ce mois de septembre a été dans les entreprises françaises comme un mois d'août, c'est à dire que le téléphone n'a pas sonné, que le carnet de commandes ne s'est pas rempli». «Il y a au tribunal de commerce de Paris (...) une augmentation des procédures (...) de 45% par rapport à l'année de dernière. Il y a urgence pour créer ce choc de compétitivité que nous réclamons, pour aboutir aux négociations» avec les syndicats pour trouver «le bon compromi» entre sécurité pour les salariés et flexibilité pour les entreprises, a-t-elle déclaré.