Fermeture d'Angers: le contrat Technicolor/Orange au coeur de la polémique

avec AFP

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La rupture d'un contrat entre Technicolor et Orange est au centre d'une polémique qui oppose les deux sociétés, la ministre Fleur Pellerin et les syndicats sur la responsabilité de la liquidation du site Thomson Angers de Technicolor qui emploie 350 salariés.
La rupture d'un contrat entre Technicolor et Orange est au centre d'une polémique qui oppose les deux sociétés, la ministre Fleur Pellerin et les syndicats sur la responsabilité de la liquidation du site Thomson Angers de Technicolor qui emploie 350 salariés. — Alain Jocard afp.com

La rupture d'un contrat entre Technicolor et Orange est au centre d'une polémique qui oppose les deux sociétés, la ministre Fleur Pellerin et les syndicats sur la responsabilité de la liquidation du site Thomson Angers de Technicolor qui emploie 350 salariés.

Dernière unité de production du groupe français en Europe, l'usine spécialisée dans la fabrication de décodeurs numériques a vu, faute de repreneur, sa liquidation prononcée par le tribunal de commerce de Nanterre jeudi dernier.

Dès le début de la crise, au printemps, le groupe d'électronique avait justifié sa fermeture par la concurrence asiatique, la réglementation européenne sur la protection tarifaire relative aux décodeurs et la rupture d'un gros contrat entre Thomson Angers et France Télécom.

Sagem

C'est précisément l'arrêt de ce contrat présenté par la direction comme stratégique pour la survie du site qui fait polémique aujourd'hui, chaque partie s'en rejetant la responsabilité. Le gouvernement, lui, a apporté sans ambiguïté son soutien à l'opérateur des télécoms.

La ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin a affirmé mercredi, alors même que plusieurs centaines de personnes manifestaient à Angers en «soutien aux Technicolor», que «c'était bien Technicolor et non pas Orange qui avait rompu le contrat», car il ne pouvait tenir les délais.

Réactions

Et d'appeler Technicolor, qui vient d'être assigné par le liquidateur devant la justice, à financer le plan social évalué à 30 millions d'euros par le comité d'entreprise, actuellement en négociation. «Nous mettrons la pression nécessaire pour que cela soit le cas», a averti la ministre, en dénonçant «l'attitude inadmissible» de Technicolor.

Elle lui reproche aussi de «jouer» sur la complexité et le flou des relations entre la maison mère et sa filiale Thomson Angers «pour ne pas assumer ses responsabilités vis-à-vis des salariés».