Orange regagne des clients sur le mobile

TELECOMS Auparavant, France Télécom avait perdu environ 600.000 de ses 26 millions d'abonnés, après l'offensive de Free...

Avec agences
— 
Le PDG de France Telecom Stéphane Richard à Paris, le 24 février 2011.
Le PDG de France Telecom Stéphane Richard à Paris, le 24 février 2011. — MEIGNEUX/SIPA

Stéphane Richard, le PDG de l'opérateur télécoms, a indiqué que le groupe regagnait des clients depuis fin juin. Auparavant, France Télécom avait perdu environ 600.000 de ses 26 millions d'abonnés, après l'offensive de Free. «Je pense qu'à la fin de l'année, on aura un parc globalement en augmentation par rapport à la fin de l'année dernière», a-t-il déclaré. 

Le marché du mobile croît

Pour Xavier Niel, actionnaire majoritaire d'Iliad et invité de l'émission «Le journal inattendu» face à Stéphane Richard, le gain net d'abonnés attendu par France Télécom pour 2012 s'explique par le fait que «le marché croît».

La France a atteint un parc total de 70,4 millions de cartes SIM en circulation au deuxième trimestre, selon les derniers chiffres de l'Observatoire trimestriel de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Au deuxième trimestre, 900.000 nouvelles cartes SIM ont été vendues, soit une croissance de 6,7% sur un an. Au premier trimestre le nombre de cartes avait déjà fait un bond de 6,1% par rapport à l'année précédente.

Orange plaide l’erreur d'appréciation initiale

Richard a reconnu que France Télécom avait fait une erreur d'appréciation initiale quant aux effets de l'arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie portable.

«Avant l'arrivée de Free, le marché était essentiellement un marché de subventions de terminal. Les gens allaient voir les opérateurs pour chercher un téléphone et une carte SIM pour avoir un forfait», a-t-il rappelé.

«Free est arrivé avec un modèle différent, qui consiste à déconnecter un peu les deux et à proposer aux gens uniquement la carte SIM, évidemment à un prix différent, a-t-il expliqué. On a pensé, au début, que la proportion du marché qui serait intéressée par cette offre serait relativement faible, et là, on s'est trompé, il faut le dire».