Le Medef réitère son appel au retrait de la réforme

Avec Reuters
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Le Medef, décidé à emboîter le pas aux Pigeons -un mouvement de protestation d'entrepreneurs- a réitéré son appel au retrait pur et simple de la réforme renforçant la taxation des plus-values de cessions d'entreprise en France. Dans un communiqué co-signé avec des associations de chefs d'entreprise -AFEP, AFIC, Croissance Plus, EDC, Ethic, France Biotech, France Digitale, Fédération Syntec, Pme Finance, Réseau entreprendre, etc.- la principale organisation patronale française décrète «l'Etat d'urgence entrepreneurial».

«Conscients de la gravité de la situation économique de notre pays, nous demandons solennellement aux pouvoirs publics de retirer le nouveau dispositif de taxation de ces plus-values», écrivent les signataires, qui se sont réunis mardi soir pour mettre au point leur position commune.

«L'entrepreneuriat est gravement en danger»

Les aménagements en matière de seuils et de durée de détention envisagés par le gouvernement en réponse à la protestation des Pigeons ne remettent pas fondamentalement en cause le dispositif inscrit dans le projet de budget 2013, estiment-ils. Même modifié par le gouvernement, ce dispositif conduit à «une impasse compte tenu de la diversité des situations des entreprises», ajoutent les signataires, qui mettent le gouvernement en garde contre les conséquences «très néfastes» qu'il aurait en matière d'investissement et d'emploi.

Interrogée mercredi matin sur France Info, la présidente du Medef, Laurence Parisot a réaffirmé que l'entrepreneuriat était, selon elle, «gravement en danger». «Le gouvernement a compris et entendu qu'il y avait un vrai problème et, depuis, il cherche à élaborer des aménagements (...) qui sont kafkaïens, qui ne peuvent que compliquer la situation», a-t-elle expliqué. «Donc il faut revenir à quelque chose de très simple. Il faut absolument le même système pour tous les entrepreneurs», a-t-elle ajouté.