Le maire de Londres qualifie la politique fiscale d'Hollande de pire tyrannie depuis 1789

FISCALITE Un air de David Cameron...

avec AFP

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La City de Londres vue du London Eye, le 25 janvier 2012.
La City de Londres vue du London Eye, le 25 janvier 2012. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Depuis les déclarations de David Cameron, les discussions franco-britanniques sur la fiscalité étaient tendues. Elles viennent de se tendre un peu plus. Le conservateur Boris Johnson, occupant de l’Hôtel de ville londonien, a brocardé lundi la politique fiscale du président socialiste François Hollande, qu’il qualifie de pire «tyrannie» depuis la révolution de 1789. Ainsi, il se dit prêt à accueillir tous les «Français talentueux».

Riches only, poors forbidden?

Le maire de la capitale britannique, connu pour son tempérament provocateur, file la métaphore révolutionnaire en parlant de «terreur», lors du congrès du parti conservateur à Birmingham. Une réaction au projet de Budget 2013 présenté par le gouvernement fin septembre.

Mais Boris Johnson émet des conditions à l’accueil des exilés fiscaux de France: «je suis très content d'accueillir les Français talentueux à Londres s'ils viennent alimenter notre économie, si et seulement s'ils ne viennent pas épuiser nos ressources nationales. Vous êtes tous bienvenus», a-t-il ajouté en français.

Londres, avec une population française estimée entre 300.000 et 400.000 personnes, est parfois appelée la «sixième ville française». Son maire Boris Johnson, 48 ans, connu pour sa chevelure blonde en bataille, sa démesure et ses pitreries, est très populaire au Royaume-Uni. Réélu cette année et porté par le succès des jeux Olympiques, il a acquis une stature de premier ministrable et fait de plus en plus d'ombre à David Cameron.