Doux présente au tribunal son plan de continuation, les syndicats prudents

avec AFP

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Le tribunal de commerce de Quimper a confirmé mardi la poursuite d'activité du groupe Doux, en redressement judiciaire, qui prévoit d'investir 30 millions d'euros sur 3 ans mais pourrait être contraint de se séparer d'une centaine de salariés, selon les organisations syndicales.
Le tribunal de commerce de Quimper a confirmé mardi la poursuite d'activité du groupe Doux, en redressement judiciaire, qui prévoit d'investir 30 millions d'euros sur 3 ans mais pourrait être contraint de se séparer d'une centaine de salariés, selon les organisations syndicales. — Frank Perry afp.com

Le tribunal de commerce de Quimper a confirmé mardi la poursuite d'activité du groupe Doux, en redressement judiciaire, qui prévoit d'investir 30 millions d'euros sur 3 ans mais pourrait être contraint de se séparer d'une centaine de salariés, selon les organisations syndicales.

Rendez-vous le 30 novembre

«La poursuite d'activité a été confirmée jusqu'au 30 novembre», a assuré à la presse maître Maurice Lantourne, avocat du groupe Doux, à l'issue de l'audience d'étape qui s'est tenue dans la matinée au tribunal de commerce de Quimper. «On s'oriente vers une poursuite de la période d'observation pour pouvoir finaliser le plan» de continuation, a-t-il souligné. Cette période pourrait ainsi bénéficier d'un délai supplémentaire de 6 mois.

Le 10 septembre, le pôle frais de Doux, déficitaire, a été mis en liquidation, laissant quelque 1.000 salariés sur le carreau. Le reste du groupe, à savoir les pôles export et produits élaborés et quelques petites autres entités, fait l'objet d'un redressement judiciaire. «On entre maintenant dans l'étape de restructuration industrielle, de plans d'investissements, de redéploiements», a expliqué maître Lantourne.

Lundi un comité central d'entreprise a réuni au siège du groupe à Châteaulin (Finistère) représentants des salariés et direction. Cette dernière a annoncé à son issue un plan d'investissement totalement autofinancé de 30 millions d'euros sur trois ans.Mais les syndicats ont fait part mardi de leurs craintes de nouvelles suppressions d'emplois, après notamment la liquidation du pôle frais et la cession de la gestion des usines de sa filiale brésilienne Frangosul au géant brésilien de la viande JBS Friboimise.