Espagne: La banque centrale demande le sauvetage financier

CRISE La Banque d'Espagne a averti jeudi d'un risque d'une récession plus forte que prévue en 2013 et demande le sauvetage financier du pays...

avec AFP

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La Banque d'Espagne a averti jeudi d'un risque de nouveau dérapage budgétaire en 2012 puis d'une récession plus forte que prévue en 2013, dans un climat de pression des marchés pour que le pays, quatrième économie de la zone euro, demande son sauvetage financier.
La Banque d'Espagne a averti jeudi d'un risque de nouveau dérapage budgétaire en 2012 puis d'une récession plus forte que prévue en 2013, dans un climat de pression des marchés pour que le pays, quatrième économie de la zone euro, demande son sauvetage financier. — Dominique Faget afp.com

La Banque d'Espagne a averti jeudi d'un risque de nouveau dérapage budgétaire en 2012 puis d'une récession plus forte que prévue en 2013, dans un climat de pression des marchés pour que le pays, quatrième économie de la zone euro, demande son sauvetage financier.

"Le problème le plus urgent auquel est confrontée l'économie espagnole est de retrouver la confiance des marchés", a estimé le gouverneur de la banque centrale, Luis Maria Linde, devant la Commission du budget au Parlement.

"Il n'y a pas d'autre moyen d'y arriver que de remplir les objectifs de consolidation budgétaire", a-t-il déclaré, citant également l'assainissement du secteur bancaire, le désendettement du pays et la poursuite des réformes comme conditions au retour de la confiance.

Mais le pays semble en mauvais chemin, s'est-il inquiété: "l'information actuellement disponible - pour (le déficit de) l'Etat central à fin août - indique qu'il existe des risques de dérapage par rapport à l'objectif fixé pour 2012".

L'Etat central présentait, fin août, un déficit de 4,77% du PIB, supérieur au plafond fixé pour 2012 (4,5%), dans le cadre d'un objectif global de 6,3%.

Si elle présente en 2012 un déficit plus élevé que prévu, l'Espagne fera figure de récidiviste, après avoir largement dépassé l'objectif fixé en 2011, avec 9,4% au lieu des 6% promis.

"Etant donné l'importance de remplir (cet objectif), il faudra envisager des mesures supplémentaires" pour y parvenir, a estimé le gouverneur.

M. Linde a par ailleurs critiqué les prévisions de croissance du gouvernement: "la prévision d'une chute de 0,5% du PIB en 2013 est certainement optimiste, en comparaison avec les prévisions de la majorité des organisations internationales et des analystes, situées autour de -1,5%".

Le Fonds monétaire international (FMI) table sur -1,2%, l'agence Standard & Poor's -1,4% et la banque Natixis -2,2%.

De quoi mettre également en péril l'objectif de déficit pour 2013, fixé à 4,5% du PIB: "si, effectivement, la chute de l'activité en 2013 est plus proche de 1,5% que de 0,5%, l'impact prévisible sur le déficit pourrait être estimé à trois décimales, en proportion du PIB", a prévenu le gouverneur.