Taxation des plus-values: La colère des entrepreneurs «Pigeons» fait reculer Bercy

BUDGET Des représentants de ce mouvement virtuel contre le «matraquage fiscal» seront reçus cet après-midi par Pierre Moscovici aux côtés de la présidente du Medef...

Claire Planchard

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Pierre Moscovici et Fleur Pellerin ont reçu les répresentants du mouvement des entrepreneurs «pigeons» jeudi 4 octobre 2012 à Bercy.
Pierre Moscovici et Fleur Pellerin ont reçu les répresentants du mouvement des entrepreneurs «pigeons» jeudi 4 octobre 2012 à Bercy. — Francois Mori/AP/SIPA

C’est une première victoire pour les patrons «geonpi»: grâce à une mobilisation sans précédent depuis lundi sur les réseaux sociaux, ces jeunes patrons frondeurs viennent d’obtenir une première concession de Pierre Moscovici.

Le ministre de l’Economie s’est dit prêt jeudi sur France Interà revoir la taxation des plus-values de cession, prévue dans le budget 2013.

Jusqu'ici, un entrepreneur qui cédait son entreprise bénéficiait d'un taux forfaitaire de fiscalité de 19%, hors CSG/CRDS. Avec une soumission au barème de l'impôt sur le revenu, il se trouverait confronté à la nouvelle tranche de 45% pour la partie des revenus supérieurs à 150.000 euros et à des prélèvements sociaux qui pourraient, dans quelques cas particulier, porter l'addition à plus de «60%».

Vers une révision de la taxation à «60%»

«Nationalisation» «racket» : cette  disposition cristallise le mécontentement de ces jeunes entrepreneurs qui estiment qu’elle tuera toute dynamique entrepreneuriale en France.

La réunion organisée jeudi après-midi avec Fleur Pellerin, la ministre déléguée aux PME et à l'Innovation, doit permettre de «définir ce que pourraient être des amendements au projet de loi de finances qui reviendraient sur les mesures qui empêcheraient cette innovation, cet inventivité»,  a expliqué Pierre Moscovici.

La principale revendication des «pigeons» est de réduire la durée de détention des parts de capital permettant d’obtenir une exonération fiscale totale. Une durée actuellement fixée à douze ans dans le projet de loi de finances.