Le Crédit Agricole a annoncé lundi avoir engagé des négociations exclusives avec l'établissement hellène Alpha Bank en vue de la cession de sa filiale Emporiki, qui lui coûterait 550 millions de plus mais permettrait de clore définitivement sa douloureuse aventure grecque.
Le Crédit Agricole a annoncé lundi avoir engagé des négociations exclusives avec l'établissement hellène Alpha Bank en vue de la cession de sa filiale Emporiki, qui lui coûterait 550 millions de plus mais permettrait de clore définitivement sa douloureuse aventure grecque. — Lionel Bonaventure afp.com

Économie

Crédit Agricole fait un pas décisif vers sa sortie de Grèce

Le Crédit Agricole a annoncé lundi avoir engagé des négociations exclusives avec l'établissement hellène Alpha Bank en vue de la cession de sa filiale Emporiki, qui lui coûterait 550 millions de plus mais permettrait de clore définitivement sa douloureuse aventure grecque. La nouvelle a été accueillie favorablement par le marché, le titre de la banque française prenant résolument la tête de l'indice CAC 40 dès les premiers échanges. Peu avant 12h00, l'action gagnait 3,45% à 5,55 euros dans un marché en hausse de 1,43%.

Pour se défaire d'Emporiki, Crédit Agricole SA, qui ne recevra qu'un euro symbolique d'Alpha Bank, va devoir ajouter 550 millions d'euros à l'enveloppe de 2,3 milliards annoncée en juillet pour renforcer les fonds propres de la filiale grecque. L'offre prévoit également que Crédit Agricole souscrive pour 150 millions d'euros d'obligations convertibles en actions Alpha Bank, option que la banque française pourra activer à sa discrétion. La capitalisation boursière d'Alpha atteignant environ 950 millions d'euros, la banque française pourrait devenir ainsi un actionnaire important de l'établissement grec. Parallèlement, Crédit Agricole pourra déduire des financements qu'elle accorde encore à Emporiki le total de la nouvelle recapitalisation et des achats d'obligations convertibles, soient 700 millions. Au 30 juin, ces lignes de financement atteignaient encore 2,3 milliards. L'objectif est de clôturer la vente d'ici la fin de l'année et d'en finir avec le financement d'Emporiki fin 2014.