Budget de l'Elysée: François Hollande taille dans les dépenses

ECONOMIE Il sera en baisse de 4,1% en 2013...

M.B.

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François Hollande le 27 août 2012 à la conférence des ambassadeurs, à l'Elysée.
François Hollande le 27 août 2012 à la conférence des ambassadeurs, à l'Elysée. — LUDOVIC-POOL/SIPA

L’Elysée au régime. Alors que l’exécutif a présenté un tour de vis fiscal sans précédent vendredi avec 20 milliards d’euros d’impôts supplémentaires en 2013 pour les ménages et les entreprises, le budget présidentiel n’échappera pas à la rigueur et sera en baisse de 4,1% l’an prochain à 103.483.252 euros contre 108,9 millions en 2012. Résultat selon le document que s’est procuré Le Parisien et qui sera examiné par le Parlement, pour la première fois, dans le cadre du prochain projet de loi de finances, une économie de 5,4 millions d’euros.

Dans le détail, les salaires et charges de personnel s’élèveront à 65,6 millions d’euros (-2,2% sur un an), les déplacements du président atteindront 18,2 millions d’euros (-6,1%), les frais de fonctionnement seront rabotés à 17,6 millions d’euros (-7,3%) tout comme les équipements et travaux à 3,6 millions d’euros (-12,4%) et les charges exceptionnelles à 320.000 euros (-8,6%).

Pour améliorer la gestion des deniers du Palais, deux «cost killer» ont été recrutés pour trouver le meilleur rapport-qualité prix à tous les marchés passés par l’Elysée. Les frais de blanchisserie tout comme le poste alimentation (boucherie, légumes, fromages, pâtisseries…) tout comme les cadeaux offerts aux invités vont être ouvert à la concurrence.

Illustration du souci d’économies, lors de son déplacement, la semaine dernière à New York, l’avion de secours, un Falcon, est resté sur le tarmac. Malgré tout, le voyage a coûté la bagatelle de 900.000 euros car 60 personnes accompagnaient le président dans l’ex-Air Sarko One.

Et d’ici 2017, le chef de l’Etat souhaite ramener le budget de la présidence sous la barre des 100 millions d’euros. Pour le spécialiste des comptes de l’Elysée, le député apparenté PS, René Dosière, «la diminution qu’opère François Hollande est sans commune mesure avec le passé récent», même si selon lui les frais de personnel peuvent encore être réduits.