L'électricien finlandais TVO demande 1,8 milliard d'euros à Areva et Siemens

CONTENTIEUX L'électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu'il réclamait environ 1,8 milliard d'euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction d'un réacteur nucléaire EPR...

avec AFP

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L'électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu'il réclamait environ 1,8 milliard d'euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction d'un réacteur nucléaire EPR.
L'électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu'il réclamait environ 1,8 milliard d'euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction d'un réacteur nucléaire EPR. — Aira Vehaskari afp.com

L'électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu'il réclamait environ 1,8 milliard d'euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction d'un réacteur nucléaire EPR.

La procédure a été lancée en 2008 devant le tribunal arbitral de la Chambre de commerce internationale, une instance basée à Paris qui tranche les conflits entre entreprises.

L'EPR en construction depuis 2005 à Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande, appelé OL3, devait entrer en service en 2009 selon le calendrier initial. Areva et Siemens estiment qu'il devrait le faire en 2014, tandis que TVO juge ce délai impossible à tenir mais n'a pas d'estimation précise.

Le consortium et le futur exploitant s'accusent mutuellement d'être responsables du retard.

"L'estimation quantitative mise à jour des coûts et pertes pour TVO est d'environ 1,8 milliard d'euros", a annoncé TVO dans un communiqué, rapportant avoir déposé ses arguments devant le tribunal.

D'après le groupe finlandais, "le fournisseur bâtit le réacteur OL3 avec un contrat clés en mains à prix fixe et est responsable du calendrier".

Le calendrier du tribunal arbitral n'a pas été précisé.

En juillet, celui-ci a ordonné à TVO de débloquer 125 millions d'euros (dont 25 millions d'intérêts) dus au consortium, que le finlandais refusait de payer à cause des retards.